Le député rouge Reza Issack, inculpé provisoirement du délit de Conspiracy to pervert the course of justice dans le Varmagate, a donné lui-même confirmation de sa démission en tant que Private Parliamentary Secretary au cours d’un point de presse hier soir au bureau de son avocat Me Rama Valayden.
L’une des prochaines conséquences du Varmagate sur la carrière politique de Reza Issack est qu’il démissionnera en tant que parlementaire de la majorité dans l’éventualité où la Cour le juge coupable pour la charge provisoire qui a été logée contre lui hier. « Monn dir si ena prima facie case mo pou donn mo demision en tan ki PPS. Si la kour kondann mwa mo ava demisione dan parlement. Monn senti ki ena soupson de mo integrite, mo prefer ki tou clair ek ki mo protez mo reputation, loneur mo fami, mo parti et gouvernman », devait faire comprendre le député correctif travailliste de Rose-Hill/Stanley tout en affirmant qu’il s’est préparé depuis hier soir à rendre sa voiture de fonction et qu’il siégera désormais en tant que backbencher.
Dans la correspondance adressée au premier ministre Navin Ramgoolam hier pour faire part de son intention de démissionner, et qui sera sur la table du président de la république Kailash Purryag dans les meilleurs délais, Reza Issack affirme que « I am cooperating fully with the police whilst vehemently denying the charge against me. If the whole truth is unveiled I am sure the arrow of guilt will point in a complete different direction. » Le déroulement de cette enquête policière, sous la responsabilité du CCID, a été longuement abordé au cours de cet exercice médiatique hier avec Reza Issack affirmant qu’« il n’a jamais été question de mettre la pression sur les Jeannot. »
« Mo pann fer magouy, konplo ou aranzman ! Il n’a jamais été question de mettre la pression sur les Jeannot. Ces rencontres étaient de bonne foi. Zame mo ti pou imazine ki sa pou pran enn tel tournir. Si mo bizin paye les consequences, mo ava paye », a-t-il ajouté, affirmant que « je vais sortir clean de cette affaire. » D’autre part Reza Issack prend ses distances quant aux déclarations qu’auraient livré la famille Jeannot aux enquêteurs de la police :
– Un dénommé Bala n’a jamais été mentionné par Reza Issack au cours de son interrogatoire, précise son homme de loi Me Rama Valayden. Ce dernier affirme que Bala a été cité par un des membres de la famille Jeannot
– Me Valayden soutient que le dénommé Raj, présenté comme le financier de Yatin Varma, n’a été cité en aucun cas par le député correctif de Rose-Hill/Stanley lors de son rendez-vous aux Casernes Centrales. Il avance que ce sont les Jeannot qui ont fait mention du nom de cette personne.
– Reza Issack affirme n’avoir jamais accepté la proposition de la famille Jeannot qui suggérait que le premier nommé téléphone au ministre des Finances Xavier Luc Duval dans le cadre de ces négociations.
– L’ancien PPS soutient que les échanges avec le DPM Rashid Beebeejaun étaient simplement pour informer que « Yatin Varma ek fami Jeannot pe rode réconcilier. » Reza Issack allègue qu’au moment où Rashid Beebeejaun a été tenu au courant que « fami Jeannot pe demann kass » il a sommé de mettre un terme aux contacts.
Reza Issack a indiqué que ses téléphones portables seront à la disposition du Central CID en vue de confirmer ses statements et passer en revue ses appels téléphoniques. De son côté, Me Rama Valayden, qui présenté deux motions en cour pour radier l’interdiction order et pour que la charge provisoire soit enlevée, réclame aussi un « early trial » dans cette affaire.