Arrêtée depuis mercredi, Krishnee Bunwaree est provisoirement accusée de « access to computer system with the intent to commit an offence » et « stirring up racial hatred » depuis hier après-midi. Elle a été reconduite en cellule policière et passera de nouveau devant la Senior Magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsing lundi. Par ailleurs, lors de la perquisition de la maison de Kavish Bhoonah, soupçonné lui d’avoir commenté la publication de la jeune femme, rien de suspect n’aurait été trouvé sur son ordinateur.
Krishnee Bunwaree, 22 ans, est au centre d’une controverse depuis une publication qu’elle aurait effectuée sur la page d’un groupe sur Facebook. Elle s’était rendue à la Cybercrime Unit du Central Criminal Investigation Department (CCID) mercredi matin et n’a toujours pas regagné son domicile. Selon nos sources, ce serait pour sa propre sécurité. En effet plusieurs personnes ont manifesté contre les propos sectaires qu’aurait faits la jeune femme sur une page du réseau social le plus populaire du monde.
Hier après-midi, les enquêteurs de la Cybercrime Unit du Central Criminal Investigation Department (CCID) ont accompagné Krishnee Bunwaree devant la Cour de district de Port-Louis Nord où une charge provisoire de « access to computer system with the intent to commit an offence » sous l’article 4 de la Computer Misuse and Cybercrime Act et de « stirring up racial hatred » sous l’article 282 (1) du Code Pénal. Après sa comparution devant la Senior Magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsing, cette habitante de Vallée-des-Prêtres a été reconduite en cellule policière où elle devrait être en détention préventive pendant tout le week-end. Elle sera de nouveau devant la même instance lundi.
L’article 4 de la Computer Misuse and Cybercrime Act prévoit une amende ne dépassant pas Rs 200 000 et une peine de servitude pénale ne dépassant pas les 20 ans (NdlR : entre trois ans et 20 ans). L’article 282 (1) du Code Pénal prévoit une amende ne dépassant pas Rs 100 000 et une peine d’emprisonnement entre trois ans et 20 ans.
Par ailleurs, le profil Facebook de Kavish Bhoonah aurait été utilisé pour faire un commentaire sectaire en dessous de la publication de Krishnee Bunwaree. Accompagné par son avocat Me Robin Appaya, il a été entendu par les enquêteurs du CCID qui l’ont toutefois relâché. Il a entre autre soutenu qu’il n’a rien à voir avec ce commentaire. Selon lui, son compte est inactif depuis environ trois mois. Dans l’après-midi d’hier, les policiers ont procédé à la perquisition du domicile de Kavish Bhoonah où un ordinateur portable a été examiné. Des ordinateurs dans un cybercafé ont également été inspectés par hommes de la Cybercrime Unit. Les membres de la Cybercrime Unit vont examiner de près la version du jeune homme qui a affirmé condamner de tels propos. Pour le moment rien n’a été trouvé contre cet habitant des Plaines-Wilhems.
La publication de Krishnee Bunwaree, qui ciblait une communauté en particulier, a reçu une vingtaine de « likes » et divers commentaires soutenant les propos de la jeune femme. La publication ainsi que le groupe ont été entre-temps supprimés.