À la suite d’une plainte d’un utilisateur de Facebook révolté, l’Information and Communication Technologies Authority (ICTA) a initié une enquête avec l’aide de la Cybercrime Unit du Central CID sur un post qui aurait été effectué par une jeune femme sur la page d’un groupe. Une capture d’écran est actuellement en circulation sur Facebook avec la photo de celle-ci et les commentaires de nature communale d’autres membres du groupe. Interpellée par les enquêteurs, l’auteur présumé des propos, une habitante de Port-Louis, Krishnee Bunwaree, s’est rendue ce matin aux Casernes Centrales.
Le post d’une jeune Mauricienne sur la page d’un groupe, qui a engendré des commentaires du même ordre, a été signalé à l’Information and Communication Technologies Authority (ICTA), qui compte traîner les responsables devant une cour de Justice. L’enquête est menée par la Cybercrime Unit du Central Criminal Investigation Department (CCID).
Sur la page du groupe, le commentaire de nature sectaire de la jeune femme a suscité l’intérêt de plus d’une vingtaine de personnes. Un autre membre de cette page Facebook a renchéri en ajoutant d’autres propos insultants envers la communauté ciblée dans le post initial. Le travail des enquêteurs a été simplifié par le fait que les profils suspectés portent les noms complets des utilisateurs. Krishnee Bunwaree, retracée par les policiers, s’est présentée ce matin aux Casernes centrales pour répondre aux questions des enquêteurs. Selon les informations recueillies, d’autres utilisateurs qui auraient contribué à la publication devraient également être interpellés. À l’heure où nous mettions sous presse, la suspecte était toujours aux mains des enquêteurs et aucune charge provisoire n’avait encore été logée.
Lorsque le post a été effectué, les utilisateurs de Facebook mauriciens ont tout de suite réagi et les autorités ont été prévenues. Une capture d’écran de la discussion, avec la photo de celle qui l’aurait lancée, est actuellement en circulation sur Facebook. Selon nos informations, la jeune femme figurant sur cette photo qui se propage assez vite n’est plus sur le réseau social ou aurait créé un autre compte avec un nom différent. L’ICTA est prêt à user de ses contacts dans le domaine sur le plan national et international pour son enquête. L’IP address peut être retracée. Il suffit d’avoir les informations requises de l’administrateur du site et du fournisseur internet.
L’article 46 de l’Information and Communication Technologies Act dresse une liste des délits pouvant être commis en usant de la technologie. C’est ainsi que son alinéa (h) stipule que any person who uses an information and communication service, including telecommunication service, (i) for the transmission or reception of a message which is grossly offensive, or of an indecent, obscene or menacing character ; or (ii) for the purpose of causing annoyance, inconvenience or needless anxiety to any person ; (iii) for the transmission of a message which is of a nature likely to endanger or compromise State defence, public safety or public order commet un délit d’après la loi.
Pour la sentence, la Cour criminelle intermédiaire a le pouvoir discrétionnaire de condamner à une amende allant jusqu’à Rs 1 million et une peine d’emprisonnement ne dépassant pas cinq ans, comme stipulé dans son article 47 (1).