C’est un sentiment de révolte et de déception qui anime les fonctionnaires depuis qu’ils ont reçu un courrier du PMO le 19 novembre les informant que les fêtes de fin d’année ne seront plus organisées dorénavant, compte tenu de la situation économique. Des employés du Central Electricity Board sont montés au créneau pour dénoncer cette attitude. Ils pointent également du doigt le fonctionnement de l’organisme qui, disent-ils, est l’otage des forces politiques. La réintégration au board du CEB de Feroze Acharauz après sa démission pour être candidat aux municipales n’est pas vu d’un bon oeil.
Après l’université de Maurice, c’est au tour des fonctionnaires d’être privés de fête de fin d’année. Le Prime Minister’s Office les a informés le 19 novembre que, compte tenu de la situation économique actuelle, le gouvernement avait décidé d’arrêter d’organiser cette rencontre.
Cette décision ne laisse aucun fonctionnaire indifférent, surtout les 2 000 employés du Central Electricity Board (CEB). Ces derniers trouvent « inacceptable qu’on nous disent qu’il n’y a plus d’argent alors que le CEB vient d’acheter une nouveau bâtiment à Ébène au coût de Rs 120 millions ». Le CEB, ajoutent-ils, ne donne qu’une certaine somme pour organiser la fête de fin d’année. Le reste, précisent-ils, sort de leur poche.
« L’année dernière nous avons obtenu Rs 225 par tête. Cette somme est donnée au Head of Department qui, en consultation avec les employés, décide de l’organisation de cette fête. Si l’on souhaite avoir quelque chose de bien, l’on finit toujours par contribuer au moins Rs 300 de notre poche », soulignent des employés du CEB. Et de se demander : « Pourquoi avoir acheté de nouveaux locaux si le CEB est vraiment en crise ? »
Par ailleurs, c’est un sentiment de frustration qui règne au sein du CEB depuis quelques années. Des employés déplorent aussi la réintégration de Feroze Acharauz en tant que membre du board du CEB alors que ce dernier avait démissionné pour être candidat du Parti travailliste au Ward 5 à Vacoas/Phoenix lors des élections municipales. « C’est inacceptable que quelqu’un soit réintégré à son poste en si peu de temps, surtout qu’il n’y avait aucune obligation en ce sens », lancent-ils.
Plusieurs employés soutiennent aussi qu’il y a eu récemment des « magouilles » au sein du CEB au sujet des recrutements et des promotions. « Au CEB, c’est la politique de petits copains qui prime », affirment-ils. Se disant « dégoûtés » par cette situation, ils estiment que les autorités devraient « voir de près ce qui se passe réellement au CEB et prendre les actions nécessaires ».