Les principaux faits divers qui ont suscité de vives émotions en 2012 partagent une caractéristique commune, soit la stupéfaction qu’ils provoquent. Comme, d’abord, cette importante saisie de stupéfiants d’une valeur marchande de Rs 180 millions par l’escouade de l’Anti-Drug and Smuggling Unit de Plaine-Verte, menée par l’inspecteur Asaad Rujub, et le démantèlement d’un des plus importants réseaux de trafiquants à Maurice, avec onze interpellations, dont un certain Rudolf Dereck Jean-Jacques, aussi connu sous le nom de Gros Dereck. Ce réseau de drogue brasserait un chiffre d’affaires portant sur des centaines de millions de roupies, dont les traces restent encore mystérieuses pour les limiers de l’ADSU et de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC).
Ensuite, il y a la stupéfiante présomption du sang-froid dont aurait fait preuve Jayraj Sookur, accusé du meurtre de la jeune Stacey Henrisson à son domicile de Bonne-Mère, Flacq, en début de soirée du samedi 5 mai. Le beau-père de la victime, qui nie les accusations retenues contre lui, a été placé en détention à la prison en attendant le démarrage de l’enquête préliminaire.
D’autre part, comment occulter cette stupéfiante tentative de cover-up de la Special Mobile Force (SMF) dans la double noyade de Sept-Cascades lors d’une séance d’entraînement d’aspirants membres du corps d’élite qu’est le Groupement d’intervention de la Police mauricienne (GIPM). Deux jeunes membres de la SMF, Louis Sylvestre Nanon et Nitish Kumar Binda, y ont laissé leur vie en exécutant les instructions du lieutenant Sookur. Initialement, cet officier de la SMF a tenté de vendre l’idée que le Private Nanon était tombé accidentellement dans l’eau et que le double drame est survenu lors de la tentative de sauvetage.