La juge Deviyanee Beesoondoyal, siégeant à la Family Court, a émis un ordre autorisant une fillette âgée de dix ans à retourner vivre avec sa mère, une citoyenne mauricienne établie en Angleterre. C’est à la suite d’une motion présentée au nom de la mère par la chef de cabinet du ministère de l’Egalité des genres, du Développement de l’Enfant et du Bien-être de la Famille, que la juge a tranché.
Dans un affidavit juré par un officier du ministère, il est dit que le père et la mère se sont mariés civilement le 13 juillet 1998 et que l’enfant est née le 16 mai 2002 à Maurice. En 2005, la famille s’est rendue en Angleterre dans le but de s’y établir.
Le père, défendeur dans le procès, est rentré à Maurice en 2008, puis est reparti l’année suivante pour le Canada. La mère, elle, qui est retourné au pays durant la même année, soit en 2009, a soumis une pétition de divorce. En novembre de cette année-là, elle a obtenu son divorce provisoire, de même que la garde de l’enfant sur la base de la faute du mari.
Par la suite, en mars 2010, elle épousa un autre homme et durant le même mois, elle est repartie pour l’Angleterre avec son nouveau mari et sa fille.
En accord avec son ex-femme, le père a emmené sa fille avec lui à Maurice pour des vacances au pays natal. C’était le 1er septembre 2011. Mais depuis, il s’est établi à Maurice et travaille à plein temps.
La juge, se référant à la Convention de La Haye sur les Civil Aspects of International Child Abduction, trouve que la décision de retenir l’enfant à Maurice « is wrongful », étant donné que la mère détient légalement sa garde.