La juge Rita Teelock a tranché récemment dans un conflit opposant un couple vivant séparément concernant la garde de leurs deux enfants âgés de 9 et 11 ans. Elle est d’avis qu’il serait mieux pour eux de vivre à Maurice avec leur mère. Chaque parent avait présenté sa demande devant la Family Court.
Il s’agit du deuxième jugement rendu par la Family Court sur la même question, sauf que cette fois les données étaient différentes.
La cellule familiale se trouvait en Inde depuis 2006, avec la mutation professionnelle du père. Les relations entre les conjoints se sont cependant détériorées. Ils ont ainsi décidé de vivre séparément à compter du 30 avril 2010.
Le père devait revenir à Maurice avec les deux enfants âgés de 9 et 11 ans le 1er juillet 2010 car il avait été de nouveau affecté au pays. La mère avait choisi de rester à Delhi où elle avait un emploi à plein temps. En août 2010, elle a initié une action en vue de ramener ses enfants dans la Grande péninsule. Entre-temps, les deux jeunes ont commencé leur scolarité à Maurice.
Les débats se sont déroulés en février et le jugement a été rendu le 27 mars. La juge s’était prononcée en faveur du père. La mère a néanmoins pu rendre visite à ses enfants à plusieurs reprises. Le 3 avril 2012, elle a appris que son ex-époux allait être muté hors du pays et a logé une nouvelle action en cour pour demander la modification du verdict.
Le 22 juin, le père a déposé une motion à son tour, cette fois pour réclamer que les enfants soient retirés de la juridiction de la République de Maurice. Cela, dans le but de pouvoir les emmener partout où il aurait à travailler.
Le changement majeur qui s’est manifesté depuis le jugement du 27 mars émane de la mère : elle a abandonné son emploi afin de pouvoir vivre avec ses enfants à Maurice. Quand elle était en Inde, les deux jeunes restaient avec leur père et les parents de ce dernier l’aidaient à prendre soin d’eux.
Maintenant que son ex-époux travaille à l’étranger, la situation s’est inversée : c’est la mère qui est retournée à Maurice et qui s’occupe désormais des enfants et ce, avec le soutien de ses parents. Elle a d’ailleurs obtenu le consentement du père.
La juge Rita Teelock a fait remarquer que les parents ont tous deux évoqué leur dévouement à la cause de leurs enfants et ont mis en exergue le fait de vouloir le meilleur pour eux. Après avoir écouté les deux adultes et parlé aux enfants, et tenu en ligne de compte les lois gérant une telle situation, elle a conclu qu’il était préférable pour les enfants de vivre avec leur mère à Maurice.