Maya Hanoomanjee, l’un des deux intervenants de l’opposition dans les débats visant la création d’un nouvel organisme pour la recherche dans le secteur de la production alimentaire a insisté sur la notion de méritocratie s’agissant des personnes qui seront choisies pour occuper les postes de responsabilité. La députée du MSM a dénoncé avec colère hier soir le cas d’un cadre de l’Agricultural Research and Extension Unit (AREU) ayant une longue carrière dans cet organisme mais qui aurait été mis à l’écart d’un poste de responsabilité à cause, dit-elle, de son patronyme. « C’est de la mesquinerie et de la petitesse d’esprit », a lancé Maya Hanoomanjee.
Maya Hanoomanjee soutient que « la méritocratie a été bafouée » dans le cas de cet employé de l’AREU. Selon la députée, le directeur du Food and Agricultural Research Council (FARC) a cumulé les fonctions de directeur de l’AREU au départ de ce dernier alors que ce poste aurait dû revenir au directeur adjoint de l’AREU. « L’officier n’a pas été choisi simplement parce qu’il porte un certain nom. C’est honteux. C’est décourageant pour une personne qui a gravi les échelons et une telle situation est frustrante pour les jeunes », a soutenu la députée. Elle craint que les compétences et l’expérience des employés de l’AREU et de ceux du Food and Agricultural Research Council ne soient pas reconnues au moment de leur redéploiement dans le nouvel organisme et que ce soit d’autres personnes qui soient choisies pour assumer certaines fonctions à un niveau élevé de la hiérarchie. « Government should come on a new mindset where meritocracy will prevail and should encourage younsters to come back to Mauritius and get their due », a dit la députée de Savanne-Rivière-Noire. Elle a aussi fait part de sa déception sur le fonctionnement du FARC. Cet organisme, dit-elle, a « completely failed in its responsibilities » et n’a jamais atteint les objectifs fixés.
Alan Ganoo, de son côté, a exprimé des réserves hier sur la composition du board du nouvel organisme en soulignant le nombre élevé de membres qui seront nommés par le ministre de tutelle. « Six personnes seront nommées par le ministre et cela pourrait donner lieu à une pression politique. Cet état de choses pourrait déboucher sur une mainmise ministérielle », a déclaré le député Ganoo. Il suggère qu’il y ait des représentants des différents secteurs industriels et un représentant de l’Université de Maurice au sein du board du Food and Agricultural Research and Extension Institute. « There should be a large representation so that there is a right balance », pense Alan Ganoo. Ce dernier a souhaité lui aussi que le redéploiement des employés de l’AREU et du FARC ne donne pas lieu à des cas d’injustice. « Qu’ils occupent les mêmes postes pour que cela n’engendre pas la démotivation », a souligné Alan Ganoo.