Le Food and Agricultural Research and Extension Institute (FAREI) Bill est le premier texte de loi qui a été adopté à la rentrée parlementaire. Ce projet de loi présenté par le ministre de l’Agro-industrie, Satish Faugoo, préconise la mise en place d’un nouvel organisme, le FAREI, qui remplacera le Food and Agricultural Research Council (FARC) et l’Agricultural Research and Extension Unit (AREU).
La création de cet organisme s’inscrit, comme l’a expliqué le ministre, dans le cadre des mesures contenues dans une feuille de route pour rationaliser les institutions visant à soutenir et à pourvoir les services à la communauté agricole.
« L’objectif de ces réformes vise à rendre plus efficaces les institutions concernées tout en réduisant les coûts d’opération. We are maintaining, if not strengthening the services provided to all stakeholders in the sector along the whole value chain, but only in a more efficient and cost effective manner », a fait comprendre le ministre.
Il a rappelé qu’en 2011 six organisations avaient été fusionnées pour former la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA).
D’autre part, dit-il, « the National Agricultural Products Regulatory Office (NAPRO) shall take over the functions and powers of the Tea Board and the Tobacco Board and the regulatory functions and powers of the Mauritius Meat Authority. This in light of the economic and social realities of these sectors ».
Le FAREI sera un corporate body, il aura plusieurs attributions. Premièrement, il sera responsable de l’introduction, du développement et de la promotion des technologies dans les secteurs de l’agroalimentaire et non-sucre. Deuxièmement, il sera appelé à entreprendre des recherches dans le secteur agricole non-sucre, la production alimentaire et forestière. Troisièmement, il sera appelé à réaliser et pourvoir des conseils dans des activités telles que cultures non-sucre, élevage, production alimentaire et agro-industrie.
Le FAREI aura également pour tâche d’assurer la coordination, le suivi et l’évaluation des programmes et projets de recherche de différentes institutions qui sont engagées dans le secteur non-sucre, les forêts et la production alimentaire. Il établira des priorités de recherche en fonction des besoins des secteurs agricoles non-sucre. Il sera appelé à promouvoir la diffusion et la mise en application des résultats de toute recherche.
Le FAREI sera appelé à assurer la mise en place et la gestion de centres de recherche, des fermes modèles, des serres, des centres hydroponiques et d’autres facilités infrastructurelles en vue de promouvoir les technologies agroalimentaires et non-sucre. Il sera appelé à promouvoir et encourager le développement agricole non-sucre et de l’agroalimentaire à travers la mise en place de clubs d’entrepreneurs agricoles et clubs de jeunes fermiers. Le FAREI aura les pouvoirs nécessaires pour atteindre ses objectifs et s’acquitter plus efficacement de ses fonctions. Par exemple, avec l’approbation du ministre, à qui la responsabilité de la question du financement est octroyée, il sera possible de : (a) contracter des emprunts pour financer la mise en place de serres hydroponiques, de centres et autres facilités infrastructurelles ; (b) louer des serres hydroponiques et autres infrastructures selon les conditions et termes établis ; (c) prélever des frais au titre de services dans le cadre de serres hydroponiques, de centres et autres infrastructures et du transfert de tout autre technologie agricole et non-sucre ; (d) mettre en place des comités consultatifs de recherche ; (e) conclure tout contrat, conformément aux provisions du Public Procurement ; (f) vendre ou échanger un bien ; (g) recevoir des subventions et des dons et lever des fonds.
Le FAREI sera géré par un conseil d’administration constitué de neuf membres. Outre le président, il y aura un représentant du ministère, un représentant de la Chambre d’Agriculture, un représentant de Mauritius Agricultural Marketing, un représentant de l’Université de Maurice et quatre personnes ayant une grande expérience dans le secteur de l’agroalimentaire et non-sucre.
Pour le ministre Satish Faugoo, ce texte de loi démontre l’attention accordée par le gouvernement au secteur agro-industriel. Il a observé que depuis 2007 la production alimentaire est passée de 99 507 tonnes à 116 000 tonnes, ce qui représente une hausse de 17%. L’autosuffisance a été atteinte en ce qui concerne la production de pomme de terre. La surface sous culture de produit alimentaire est passée de 6 740 hectares à 7 570 hectares, une hausse de 12 %. Le bétail a vu une augmentation de 1 700 de têtes additionnelles. Quelque 9,2 millions de litres de lait ont été produits, soit une hausse de 300 %. La population porcine a atteint 24 000 têtes. La production de viande de volaille, de boeuf, de cabris, de porc et de mouton a atteint 47 000 tonnes, une hausse de 37 % par rapport à 2005.
Le ministre a conclu en expliquant que tous les employés permanent and pensionable des institutions concernées seront absorbés par le FAREI.
Satish Faugoo a annoncé finalement que le ministère s’est engagé dans le processus de réforme des services agricoles, dont les services vétérinaires.