La faune et la flore mauricienne se composent de spécimens rares ayant des caractéristiques exceptionnelles. Beaucoup d’espèces sortent de l’ordinaire, d’où la nécessité de les préserver. Certaines ont des caractéristiques et des comportements uniques, alors que certaines interactions entre plantes et animaux sont très peu observées dans d’autres régions du globe.
L’île Maurice est connue pour ses nombreuses espèces uniques, à l’instar du pigeon des mares, de la grosse cateau verte, du trochetia boutoniana (notre fleur nationale), du palmier hyophorbe amaricaulus (dont la seule plante au monde se trouve dans le jardin botanique de Curepipe), du bois d’ébène ou encore du gecko phelsuma ornata, que l’on trouve dans beaucoup de régions de l’île, mais qui est unique à Maurice. La biodiversité locale renferme des espèces qui ont développé des caractéristiques exceptionnelles, voire uniques.
Avant tout, il faut comprendre l’endémicité. Ce terme désigne une espèce qui est arrivée dans un endroit précis et qui a subi des transformations pendant des centaines ou des milliers d’années pour s’y adapter. Ces transformations en font une espèce qui devient souvent unique. Parfois, la même espèce peut se diviser en plusieurs autres. Ce phénomène est connu comme la radiation. Le dodo et le solitaire en sont de parfaits exemples. Leur ancêtre, le pigeon de Nikobar, est venu sur l’île, il y a des milliers d’années. Ceux qui sont restés sur Maurice ont évolué pour devenir le dodo, alors que ceux qui sont allés à Rodrigues ont évolué pour devenir le solitaire.
Les tortues endémiques des Mascareignes ont également connu ces transformations. La même tortue s’est divisée en deux espèces, l’une décidant de se nourrir au sol et l’autre en haut vers les arbres. Celle qui se nourrit au sol a conservé une carapace plus ronde, alors que la carapace de l’autre s’est étirée davantage pour lui permettre d’atteindre les feuilles haut perchées. Malheureusement, dans les deux cas, ces espèces se sont éteintes.