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Le Central Criminal Investigation Department (CCID) enquête sur un réseau d’escrocs qui utilisent de fausses cartes d’identité biométriques pour tenter de se faire de l’argent à travers des transactions illicites. Dans le sillage de cette enquête, les hommes de l’ACP Devanand Reekoye ont arrêté trois suspects dont le cerveau est un certain Akbar Bucha (36 ans) habitant Mahébourg. Au cours de son interrogatoire durant la semaine écoulée, il est passé aux aveux. Il devra fournir davantage de détails sur les protagonistes faisant partie de ce réseau.

C’est en août dernier que la police a été alertée d’une tentative d’escroquerie dans une banque commerciale dans le sud de l’île. Son responsable a expliqué aux enquêteurs qu’un homme s’est présenté au guichet pour tenter de faire un retrait de Rs 50 000 d’un compte bancaire. Il a présenté une carte d’identité biométrique avec le nom du détenteur du compte dessus. Sauf que le suspect paraissait plus jeune que l’âge inscrit sur la carte. Le personnel de la banque lui a demandé de patienter en vue de vérifier les informations mais l’homme a pris la fuite. Les limiers ont sollicité l’aide de cette institution pour visionner sa caméra de surveillance afin d’identifier l’escroc.

Un autre cas a été rapporté quelques semaines plus tard dans une autre banque toujours dans le sud de l’île. Cette fois-ci, le suspect a tenté de transférer une somme de Rs 600 000 du compte bancaire d’un défunt, en se présentant sous une fausse identité. La transaction n’a pu avoir lieu grâce à la vigilance des employés de la banque. Après plusieurs mois d’enquête, la police a pu mettre la main sur Akbar Bucha.  Au cours d’une perquisition chez lui, les limiers ont saisi deux fausses cartes d’identité biométriques.
Lors de son interrogatoire, il a avoué avoir tenté de vendre un terrain à Mahébourg en se faisant passer pour le propriétaire. Il a bénéficié de la complicité de deux autres individus, qui ont été arrêtés.

Le CCID compte déterminer de quelle façon il s’est procuré ces deux cartes d’identités biométriques falsifiées. La police ne néglige aucune piste, même d’une possible complicité au sein du National Identity Card Unit. En ce qui concerne la vente du terrain, les limiers ont passé en revue le faux titre de propriété pour déterminer quel notaire a apposé sa signature dessus. D’autres développements au niveau de cette affaire sont à prévoir bientôt.