Poursuivie pour avoir donné une fausse déclaration sur un viol imaginaire dont elle aurait été victime, Marie Lindley Savriacooty ne s’est pas présentée hier devant la cour intermédiaire pour cause de maladie. L’affaire sera entendue le 4 juillet.
Marie Lindley Savriacooty a brillé par son absence hier. Défendue par Me Assad Peeroo devant la cour intermédiaire, elle est accusée d’avoir donné une fausse déclaration à la police. L’homme de loi a demandé que le dossier lui soit communiqué au plus vite. Un membre de la famille de l’accusée est venu déposer un certificat médical attestant qu’elle est bel et bien malade. Le magistrat Denis Mootoo a alors renvoyé l’affaire au 4 juillet.
Selon l’acte d’accusation logé par le Directeur des poursuites publiques, le délit a eu lieu le 29 juin 2006 à l’hôpital de Flacq. Marie Lindley Savriacooty, née Adélaïde, résidant à Ville Noire, Mahébourg, a donné une fausse déclaration à une policière au sujet d’un délit imaginaire. Selon ses dires, elle aurait été victime, deux jours avant la déclaration, de séquestration et d’agression sexuelle par trois hommes masqués dans un champ de canne à sucre. Il s’avère que cette accusation était montée de toutes pièces.
Dans sa déclaration, elle a avancé qu’elle a reçu un coup dans le cou et a été enlevée alors qu’elle allait à un guichet automatique à Rose-Hill. Marie Lindley Savriacooty a soutenu qu’à son réveil, elle était allongée sur le dos et que trois hommes masqués l’ont menacée. L’un d’eux l’aurait forcée à avaler des pilules. Elle a déclaré qu’elle a été dévêtue, et qu’elle aurait entendu le nom d’un certain Dev alors que les trois hommes discutaient entre eux.
Les juges Bushan Domah et Devianee Beesoondoyal ont rendu un jugement en mars 2012 suite au recours du DPP contre la décision de la cour intermédiaire de rayer la charge de effecting public mischief qu’il avait logée contre Marie Lindley Savriacooty. Ils ont demandé que l’affaire soit renvoyée devant la cour intermédiaire et au magistrat de passer directement à l’audition des témoins pour définir la sentence appropriée.
Marie Lindley Savriacooty est poursuivie sous l’article 298 du Code pénal, qui stipule que « any person who knowingly makes to a police officer a false statement in writing concerning an imaginary offence shall commit the offence of effecting public mischief and shall be liable to imprisonment for a term not exceeding one year and a fine not exceeding 10 000 rupees ».