La Banque de Maurice (BoM) demande au public de faire preuve de vigilance concernant la manipulation de billets de banque qui pourraient paraître comme des faux car il a été porté à sa connaissance que de faux billets de Rs 100, Rs 200, Rs 500 et Rs 1 000 seraient en circulation.
Dans un communiqué émis hier, la banque centrale indique que c’est dans le but d’améliorer les éléments de sécurité concernant les billets de banque et aussi dans le but de contrecarrer toute velléité des personnes s’adonnant à la contrefaçon que les billets de Rs 200, Rs 500 et Rs 1 000 ont été « upgraded » en octobre dernier. Ces billets contiennent de nouveaux éléments de sécurité et la BoM a émis à cet effet une brochure explicative afin que les membres du public puissent se familiariser avec ces nouveaux éléments. Ils peuvent, soulignent les autorités bancaires, prendre connaissance de ces éléments en accédant le siteweb de la BoM (http : //www.bom.mu) dans l’éventualité où ils se trouvent en présence de billets de banque douteux.
La BoM fait ressortir par ailleurs que selon les dispositions de l’article 42 de la Bank of Mauritius Act de 2004, toute personne trouvée coupable de possession de « forged, counterfeited or altered currency note » ou même de billets de banque jugés incomplets, que la banque centrale se proposait d’émettre, est passible d’une amende n’excédant pas Rs 1 million et d’une peine d’emprisonnement.
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MAURICE-MALDIVES: Les régulateurs bancaires signent un MoU
La Banque de Maurice (BoM) et la Maldives Monetary Authority (MMA) ont signé récemment un Memorandum of Understanding (MoU) en vue de renforcer leur coopération et l’échange d’information. Les documents à cet effet ont été paraphés par Manou Bheenick, gouverneur de la BoM et Fazeel Najeeb, son homologue de la MMA.
La BoM indique que la signature de ce MoU a été motivée par le développement accru des activités bancaires transfrontalières entre les deux îles de l’océan Indien qui ont plusieurs activités économiques en commun dont le tourisme et la pêche, et jouissent par ailleurs d’excellentes relations bilatérales. Des banques mauriciennes ont des relations d’affaires avec des institutions maldiviennes et il y a même une banque mauricienne qui opère une filiale aux Maldives.
« This transcends geographical boundaries and creates the need for consolidated supervision and close collaboration between the Bank of Mauritius and the Maldives Monetary Authority. The MoU will provide an appropriate platform for that collaboration and exchange of information between our two regulatory bodies », soutient la BoM en parlant du MoU. La signature de ce protocole cadre par ailleurs avec la politique de réglementation prudentielle et de surveillance du secteur bancaire qui représente l’un des domaines clés des réformes dans le sillage de la crise financière globale.
La BoM a, à ce jour, signé, cinq MoU avec des institutions locales et neuf avec des banques centrales étrangères dans le but de promouvoir une meilleure coordination entre les autorités compétentes. Un MoU a été signé en août dernier avec la banque centrale du Kenya et en comptabilisant celle avec la MMA, le nombre de protocoles est passé à dix.
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DETTE INTÉRIEURE: Rs 134,7 milliards à fin novembre 2011
La dette intérieure du gouvernement central se chiffrait à Rs 134,7 milliards à la fin du mois dernier, indique la BoM dans son dernier relevé publié en début de semaine.
Le montant de cette dette a augmenté d’environ Rs 1 milliard par rapport à son niveau de fin octobre 2011 mais la hausse sur une année est beaucoup plus élevée, soit Rs 9,2 milliards. La répartition de la dette intérieure du gouvernement central se répartissait comme suit : dette à court terme (maturité de moins d’une année) : Rs 32,9 milliards dont Rs 31,3 milliards sous forme de bons du Trésor ; dette à moyen terme (entre 1 et 5 ans) : Rs 43,4 milliards dont Rs 43,4 milliards de « Treasury Notes » ; dette à long terme (5 ans et plus) : Rs 58,4 milliards).
Il ressort des données officielles que la progression de la dette intérieure est due principalement à l’augmentation des emprunts à long terme.