Marie Lindley Savriacooty, poursuivie pour faux témoignage, ne s’est une fois de plus pas présentée en Cour hier. Elle a fait parvenir un certificat médical attestant de ses problèmes de santé. Déjà, le 6 mars dernier, elle devait se présenter en Cour, mais ne s’y est pas rendue. En 2006, elle avait allégué avoir été enlevée et violée par trois hommes masqués dans un champ de canne.
Poursuivie pour avoir donné une fausse déclaration au sujet d’un viol dont elle aurait été victime, Marie Lindley Savriacooty ne s’est pas présentée hier devant la cour intermédiaire. Un membre de sa famille est venu déposer un certificat médical attestant qu’elle est malade. L’affaire a été reportée à une date ultérieure.
Marie Lindley Savriacooty est défendue par Me Assad Peeroo devant la cour intermédiaire. Selon l’acte d’accusation logé par le Directeur des poursuites publiques, le délit a eu lieu le 29 juin 2006 à l’hôpital de Flacq. Marie Lindley Savriacooty, née Adélaïde, résidant à Ville-Noire, Mahébourg, a donné une fausse déclaration à une policière. Elle a déclaré qu’elle aurait été victime, deux jours plus tôt, de séquestration et d’agression sexuelle par trois hommes masqués dans un champ de canne ; une histoire montée de toutes pièces.
Dans sa déclaration, elle a soutenu qu’elle a reçu un coup au cou et a été enlevée alors qu’elle se rendait à un guichet automatique à Rose-Hill. Marie Lindley Savriacooty a déclarés qu’à son réveil, elle était allongée sur le dos. Les trois hommes masqués l’ont menacée. L’un d’eux lui aurait forcée à avaler des pilules. Elle a soutenu qu’elle a été dévêtue et aurait entendu le nom d’un certain Dev lors d’une conversation entre les trois hommes.
Les juges Bushan Domah et Devianee Beesoondoyal ont rendu un jugement en mars 2012 suite au recours du DPP contre la décision de la cour intermédiaire de rayer la charge d’« effecting public mischief » qu’il avait logée contre Marie Lindley Savriacooty. Ils ont demandé que l’affaire soit renvoyée devant la cour intermédiaire et que le magistrat passe directement à l’audition des témoins en vue de la sentence.
Marie Lindley Savriacooty est poursuivie sous l’article 298 du code pénal, qui stipule que « any person who knowingly makes to a police officer a false statement in writing concerning an imaginary offence shall commit the offence of effecting public mischief and shall be liable to imprisonment for a term not exceeding one year and a fine not exceeding 10 000 rupees ».