Marie-Lindley Savriacooty, poursuivie pour faux témoignage, ne s’est une fois de plus pas présentée en Cour hier. Lors de la dernière audience, elle avait fait parvenir un certificat médical attestant de problèmes de santé. L’affaire a été renvoyée au 2 décembre. En 2006, elle avait allégué avoir été enlevée et violée par trois hommes masqués dans un champ de canne.
Selon l’acte d’accusation logé par le Directeur des Poursuites publiques (DPP), le délit a eu lieu le 29 juin 2006 à l’hôpital de Flacq. Marie-Lindley Savriacooty, née Adélaïde, habitant Ville-Noire à Mahébourg, a donné une fausse déclaration à une policière. Elle avait déclaré avoir été victime, deux jours plus tôt, de séquestration et d’agression sexuelle par trois hommes masqués dans un champ de canne ; une histoire montée de toutes pièces. Elle avait avancé avoir reçu un coup au cou avant d’être enlevée alors qu’elle se rendait à un guichet automatique à Rose-Hill. À son réveil, elle était allongée sur le dos et les trois hommes masqués l’avaient menacée, l’un d’eux la forçant à avaler des pilules. Elle avait soutenu avoir été dévêtue et aurait entendu le nom d’un certain Dev lors d’une conversation entre les trois hommes.
Les juges Bushan Domah et Devianee Beesoondoyal avaient rendu un jugement en mars 2012 suite au recours du DPP contre la décision de la Cour intermédiaire de rayer la charge d’« effecting public mischief » qu’il avait logée contre Marie-Lindley Savriacooty. Ils avaient demandé que l’affaire soit renvoyée devant la Cour intermédiaire et que le magistrat passe directement à l’audition des témoins en vue de la sentence. Marie Lindley Savriacooty était poursuivie sous l’article 298 du Code pénal, stipulant que « any person who knowingly makes to a police officer a false statement in writing concerning an imaginary offence shall commit the offence of effecting public mischief and shall be liable to imprisonment for a term not exceeding one year and a fine not exceeding Rs 10 000 ».