Depuis le début de l’année, quelque 500 petits commerces ont mis la clé sous la porte. Cette situation résulterait de la hausse des “Trade Fees”, de la prolifération des commerces illégaux et de la hausse des loyers. Mais Raj Appadu, président du Front commun des commerçants de l’île Maurice (FCCIM), estime que d’autres commerçants pourraient jeter l’éponge. « On s’attend que ce chiffre soit dépassé d’ici juin », soutient-il. Son observation est basée sur les difficultés des commerçants. Selon lui, « la descente aux enfers a débuté depuis l’amendement de la Landlord and Tenant Act avant les élections de 2005 ». Une condition qui a contribué, dit-il, à la dégradation des revenus des commerçant car la révision de cette loi aurait « donné plein pouvoir aux propriétaires pour augmenter, d’une façon exorbitante, les loyers des emplacements », précisant que cette hausse aura été, dans certains cas, « de 2 000% ».  Une mesure qui aura donné, selon lui, « le champ libre aux propriétaires d’exploiter leurs locataires ».
Le FCCIM dit noter la fermeture des commerces depuis 2005. Cette tendance se serait en outre accentuée au fil des années. « Un simple constat dans les centres villes suffit à démontrer l’ampleur des dégâts touchant les bâtiments commerciaux. Des volets sont baissés tandis que certains immeubles sont carrément en ruines faute de réparations et de maintenance », explique M. Appadu. Et de lancer que la nouvelle vague de fermetures, depuis le début de l’année, résulte de l’augmentation des “Trade Fees”. Quant à l’augmentation des marchands ambulants dans les villes du pays, il soutient que ce « problème a pris une dimension sans précédent depuis les dernières municipales, et ce en dépit des jugements de la Cour suprême ».
La voix des commerçants de Maurice estime qu’avec la disparition des commerces, « c’est tout un pan de l’histoire qui disparaît ».