« Le rapport du PRB doit être transparent. Il faut une parité entre les demandes du patronat et celles des employés de la fonction publique. » C’est là une des demandes de la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU) formulée lors d’un atelier qu’elle a organisé ce matin à Coromandel en présence de deux représentants du Pay Research Bureau (PRB). Ces derniers ont indiqué que le prochain rapport devrait prendre effet en janvier 2016.
Au total, quelque 85 000 fonctionnaires – 55 000 employés et 30 000 retraités – sont concernés par le rapport du PRB. « Ces personnes nourrissent beaucoup d’espoir pour le prochain rapport car il y a eu, dans le passé, beaucoup d’anomalies, et nombre de nos demandes n’ont pas été considérées. C’est dans le but d’avoir plus d’éclaircissements et de savoir comment bien faire parvenir les propositions des syndicats que nous avons invité deux représentants du PRB », explique le président de la FCSOU, Narendranath Gopee. Ce dernier ajoute : « Dans le passé, chaque rapport a créé des appréhensions et, ensuite, la déception. Les syndicats déposeront leurs propositions au début du mois de mai. Et nous avons voulu avoir les conseils techniques du PRB dans la préparation de nos mémoires. »
Cet atelier était par ailleurs l’occasion pour les délégués syndicaux de demander des éclaircissements sur certains points « obscurs », tels, selon M. Gopee, « le terme : “this has been taken into consideration” dans le cadre d’une révision salariale, mais on ne sait pas dans quel sens les demandes ont été prises en considération ». La FCSOU a voulu, par le biais de cet atelier, « obtenir aussi la garantie que le PRB ne travaillera pas en faveur du patronat, comme tel a été le cas avec le rapport Aujayeb, en 2012 ». C’est davantage, dit-il, « le système, la fonction publique et les employés qui doivent en sortir gagnants ».
Selon M. Gopee, « si le PRB observe la transparence, il n’y aura pas lieu de préparer un autre rapport “Errors & Anomalies” ». La FCSOU souhaite en outre que le ratio salarial soit de 1:8 ou 1:9 au lieu de 1:22 en 2012 et 1:15 en 2013.
Tulsiraj Benydin, le conseiller technique de la fédération, a pour sa part plaidé pour un salaire minimum. « Même au Congo et dans d’autres pays africains, il existe un salaire minimum », dit-il. L’ancien président de la FCSOU a suggéré un “side report” avant la publication du rapport, lequel  identifierait les lacunes pour éviter un rapport “Errors & Anomalies”.
L’assistant directeur du PRB, M. Naëck, a rappelé que cette instance compte 36 ans d’existence et que son rôle consiste à « faire des recommandations sur les salaires, les conditions et autres questions liées aux bénéfices, telles la pension de vieillesse ». Et d’ajouter : « Le PRB respecte toutes les décisions du gouvernement. Nous respectons l’Employment Rights Act et les décisions prises au niveau des ministères. » Il a maintenu que le PRB travaille en toute transparence. « Tout est écrit noir sur blanc », dit-il. Quant au ratio salarial, selon lui, à un moment donné, il était de 1:13. « En 2008, il était de 1:8.5 et en 2013 1:8.2. Dans d’autres pays, il est de 1:20, comme en Angleterre. »