Eddy Boissezon, ministre de la Fonction publique, a annoncé que le comité que préside le ministre mentor, sir Anerood Jugnauth, soumettra « très prochainement » son rapport à un comité ministériel afin que celui-ci l’étudie et le soumette au secrétaire du cabinet et au chef de la fonction publique. C’était hier lors du congrès annuel des membres de la Federation of Civil Service and Others Unions (FCSOU).
« Il y aura une réforme structurelle dans le secteur public, comme nous l’avons promis il y a deux ans », a annoncé le ministre de la Fonction publique, Eddy Boissezon, hier au congrès annuel de la FCSOU, à Coromandel. « On travaillera pour améliorer les services. Les changements seront effectués pour le bien du personnel. Once the reform will be completed, employees of the state shall evolve in a dynamic environment. »
Parlant du rôle joué par la FCSOU, le ministre a rappelé que « it has since its creation improved the conditions of work of civil servants ». Et d’ajouter : « I personally, having been part of the generation that reached adulthood in the 70’s, do remember the hardship that public administration had to face back then. The strain on ressources, a very rigid organizational chart and poor infrastructure were making life difficult for the employees. And yet, it is the same generation that pulled this country out of poverty in the 80’s. »
En ce qui concerne l’assurance des employés de la fonction publique, le ministre Boissezon a annoncé qu’un comité se penchera sur toute la question jeudi prochain et que tout sera finalisé d’ici trois mois. « La Government Medical Scheme Insurance sera bientôt une réalité dans la fonction publique », a-t-il insisté.  
Satianand Nundoo, haut cadre du ministère du Travail, a, dans un bref discours, fait part à l’assistance de la publication du rapport sur le “minimum national wage”. Narendranath Gopee, président de la FCSOU, a profité de la présence du ministre Boissezon pour lui demander de faire appel aux fonctionnaires lorsqu’il y a un travail à accomplir en marge du progrès du pays. « Nous avons à plusieurs occasions lancé un appel aux différents gouvernements pour que nous soyons partie prenante dans la réforme de la fonction publique. Mais rien jusqu’ici n’a été fait en ce sens. Il faut des actions cohérentes qui répondent aux besoins d’une société moderne. La fonction publique doit se réinventer et cela requiert une bonne coordination pour réaliser tout cela », a affirmé le président de la FCSOU.
Le député Toolsiraj Benydin, ancien syndicaliste, a déclaré à l’assistance qu’il se trouve toujours aux côtés des travailleurs, bien qu’il fasse partie du gouvernement. « Ena dimounn dir mwa ki mo pa poz kestion. Me mo pa gagn drwa poz kestion an tan ki PSS. Selman, travay-la kontinie fer o nivo sirkonskripsion ek a traver pey. The fighting spirit is stil in my blood », a-t-il lancé. Pour le député, « le public a une mauvaise conception du secteur public ». Il demande en outre aux Mauriciens « de travailler dur, comme de vrais patriotes, pour le progrès du pays ».