La Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU) a rencontré la presse dans ses locaux hier matin. Lors de cette rencontre, Narendranath Gopee, président du syndicat, a pris position concernant l’installation de caméra de surveillance (CCTV) au sein du Government Printing Department. Il estime que ce projet est en violation du droit constitutionnel du droit à la vie privée.
C’est en collaboration avec la Government Services Employees Association (GSEA) et la Government Printing Workers Union (GPWU) que le point de presse a eu lieu. Les syndicalistes se sont ligués contre l’installation de caméra de surveillance (CCTV) au sein du Government Printing Department. « Installer des caméras à circuit fermé », pour Narendranath Gopee, « consiste normalement à réduire la criminalité au sein d’une société ainsi que contribuer à la sécurité du public ». Mais dans ce cas précis, ce dernier qualifie la situation « d’abus » de la part du gouvernement. « Gouvernman pe al un pe tro lwin. »
« L’installation des caméras au sein des écoles et du Government Printing Department est très inquiétante », selon le président de la FCSOU, qui relève que cela va l’encontre du droit constitutionnel de l’être humain sur le droit à la vie privée. Malgré les actions gouvernementales sur l’implantation des caméras de surveillance, la FCSOU se rassure en comptant sur le soutien de la Data Protection Act. Narendranath Gopee ajoute que le consentement de l’employé dans ce genre de situation est d’une importance « primordiale ».
Suite à une « réunion » entre les responsables du Government Printing Department et les représentants syndicaux, Narendranath Gopee qualifie les raisons données par le Printing Department pour l’installation de caméras comme étant « banales ». C’est pour cela que le président de la FCSOU persiste et signe en disant que « les installations de caméras n’ont pas de raison d’être ». De fait, il objecte « catégoriquement contre cette installation, parce que ce genre de contrôle sur les employés est illégal ».
Les représentants syndicaux présents lors de la conférence de presse ont fait cependant appel aux responsables du Printing Department pour revoir cette décision, déclarant avoir écrit au Premier ministre, Navin Ramgoolam, afin de réclamer une rencontre au plus vite en présence de l’Acting Government Printing pour savoir quelles sont les raisons exactes de l’installation de CCTV, qui contrôlera les images et, surtout, « qui est derrière cette idée d’installation ? ».
Richard Laverdure, de la Government Services Employees Association (GSEA), est revenu sur la réunion qui a eu lieu avec l’Acting Government Printing et dénonce cette dernière d’avoir présenté un « hidden agenda ». Cette action de leur part a été la raison du « walk-out » de la part des syndicats. « Nou pou al bien lwin dan nou bann aksyon », a-t-il déclaré. Harold Appasamy a, pour sa part, fait ressortir que : « Nou pa bann prizonye. Nou pa dakor ki ena bann kamera brake lor nou. » Et d’ajouter que l’instalaation de caméras de surveillance va à l’encontre de l’article 8 de l’European Convention Human Rights.