Le Front Commun Travayer Sosyal a réuni la presse hier au Centre social Marie Reine de la Paix à Port-Louis. L’occasion pour le syndicat de faire état d’une possible mise en demeure contre la municipalité de Port-Louis à la suite d’une marche pacifique organisée le 15 septembre lors de laquelle les participants n’ont eu accès à l’esplanade des droits humaines. Il a aussi évoqué sa plainte contre l’Electoral Commissioner et l’Electoral Supervisory Commissioner pour le renvoi des élections municipales.
Le FCTS avait organisé le 15 septembre une marche pacifique dans le cadre de la Journée internationale de la démocratie. Malgré toutes les démarches et les autorisations obtenues, les participants n’ont pu avoir accès à l’esplanade des droits humains à la municipalité de Port-Louis. Le syndicat a ainsi décidé de porter plainte dans la soirée au poste de police de Pope Hennessy.
« La municipalité est anti-démocratique », s’insurge Eddie Sadien, membre du FCTS. Les avocats du FCTS travaillent par ailleurs sur une mise en demeure contre la municipalité de Port-Louis. De plus, le lord-maire Mamade Kodabaccus a pris la décision de transférer l’esplanade des droits humains au Jardin de la compagnie. « Nu pas kont li deplas lesplanad la. Me pa kapav zist zour lazourne international democrasi ki bafoue nou droi », a fait ressortir Salim Muthy.
À Ravi Rutnah, homme de loi du front commun, de renchérir : « Municipalite inn finn sabot sa mars pacifik-la ». Eddy Sadien devait par ailleurs s’interroger sur « eski zot gagn droi bouz sa lesplanad la ? Eski legal sa ? »
Concernant sa plainte contre l’Electoral Commissioner et l’Electoral Supervisory Commissioner mardi pour le report des élections municipales, le FCTS a annoncé que l’affaire sera entendu devant la Cour suprême le 25 octobre.