Se mettre à son propre compte, être employés en industrie ou poursuivre avec une licence… Tels sont les buts exprimés par les étudiants du Fashion and Design Institute (FDI) rencontrés par Le Mauricien la semaine dernière au siège de l’institut à Ébène. Ils affichent une certaine satisfaction de leur formation menant au Higher National Diploma in Fashion and Textile et sont enthousiastes face à l’avenir. Vingt-quatre d’entre eux ont présenté leurs travaux lors du défilé de mode annuel qui a eu lieu vendredi soir au Mahatma Gandhi Institute (MGI), à Moka.
En ce mercredi matin, quelques étudiants apportent les dernières retouches à leurs travaux qui seront présentés lors du grand défilé de vendredi soir. Sandrine Palmire, qui a monté une petite collection en macramé, indique qu’« il faut parfois serrer ou élargir un peu pour que la pièce soit ajustée en fonction la taille du mannequin qui le portera lors du défilé ». Cette étudiante au Fashion and Design Institute (FDI) présente deux pièces « en 3D ». Inspirée par les designs des fauteuils en rotin, notre interlocutrice, originaire de Mahébourg, les a repris en macramé et en relief sur une structure en métal préalablement conçue.
Anjali Kala-Beejadhur, professeur au FDI, explique : « Parfois, il y a des petits problèmes et nous demandons à l’étudiant de corriger son travail avant de le présenter. Cependant, tout le monde a la chance de montrer ce qu’il a créé lors de ce défilé même si certains choisissent de ne pas le faire. Le défilé ne compte pas pour la note finale, c’est un petit plus que nous offrons ».
Des tenues avant-gardistes sont confectionnées comme celle présentée par Aurélie Thomas, de Beau-Bassin. Elle a opté pour une grosse ceinture en plexiglas verte dont le design remonte jusqu’à la tête et descend jusqu’à la mi-cuisse, qui est à porter sur une robe drapée de blanc. « J’ai commencé par gribouiller quelque chose sur le dessin de la robe et finalement c’est ça qui est resté », fait ressortir notre interlocutrice qui s’est inspirée d’éléments tribaux. Pour la confection de la ceinture, elle a fait appel à un spécialiste en la matière. Des exemples qui illustrent parfaitement les propos énoncés par Anjali Kala-Beejadhur : « Cette année, l’accent a été mis sur la créativité : l’étudiant a été poussé le plus loin possible dans sa démarche et présente des pièces qui ne pourront pas être exploitées d’un point de vue commercial. C’est très avant-gardiste », soutient-elle.