Alors que la présidente illégale de la Fédération mauricienne de Natation (FMN), sans remords, prendra l’avion ce soir pour Londres afin d’assister aux Jeux Olympiques en compagnie de Soureindra Seebaluck, son château de sable continue à s’écrouler. Pire, ce qui reste de son comité directeur est désormais doublement illégal. D’abord parce que le ministère de la Jeunesse et des Sports n’a jamais voulu reconnaître ce comité depuis les élections illégales du 20 janver puis parce que depuis le 19 juillet, soit depuis vendredi, le Registrar of Associations a soutenu par courrier que ce même comité n’est pas légalement constitué en vertu de ses statuts après que ce même bureau a reçu une correspondance où deux membres ont confirmé leur décision de démissionner du comité directeur de la FMN illégale.
«The Federation (ndlr: Mauritius Swimming Federation), is requested to elect a Managing Committee of 15 members in conformity with Rule 7 (1) (a) of the Federation in a time limit of  one month from the date of receipt of this letter and to inform this office accordingly», peut-on lire dans la lettre signée Harry Hookoom. Le patron du bureau de l’enregistrement de toutes les fédérations ou autre instance collective à Maurice a d’emblée indiqué dans sa lettre que son bureau a été informé par le ministère de la Jeunesse et des Sports que ce dernier ne reconnaît pas la FMN.
«I have been informed by the Ministry of Youth and Sports that the Mauritius Swimming Federation is not recognised by the Ministry. Consequently the Sports Act does not apply to this Federation. This Office (RoA) has received a list of  the Managing Committee 2012 composed of 10 members and is thereafter informed of the resignation of two members from the Managing Committee», souligne la lettre de M. Hookoom. Ce dernier cite au passage la règle 7 (7) (b) des statuts de la FMN qui date de 1985 et qui stipule que si à tout moment le comité directeur de la fédération tombe sous 9 membres, il est considéré que le comité a démissionné collectivement.
D’où la décision du Registrar of Associations de demander à la FMN de se mettre en conformité avec ses propres statuts en élisant un nouveau comité directeur de 15 membres. Une tâche que la présidente illégale de la FMN a un mois pour accomplir. «Failure to comply [..] will entail appropriate action under the Registration of Associations Act», a précisé le responsable du Registrar of Association.
Comme le dit l’adage, qui sème le vent récolte la tempête, il va sans dire que l’étau se resserre autour de Doreen Tiborcz et ses acolytes. Les clubs de natation qui utilisent les piscines de l’Etat ont tous reçu une lettre du ministère de la Jeunesse et des Sports pour leur informer qu’ils sont membres d’une fédération qui n’est pas reconnue par le ministère. Cependant la lettre, qui est signée par Dev Putty, en sa capacité de Senior Sports Officer et responsable du dossier de natation au 3e étage de l’Emmanuel Anquetil Building, précise que le MJS a laissé en situation «afin de ne pas pénaliser les nageurs.» Toutefois la lettre souligne aussi que cette situation ne peut durer éternellement et demande donc aux clubs de natation de se mettre en règle et que cette mesure ne peut continuer si d’ici deux mois ces clubs ne font pas partie d’une «recognised and legally compliant federation».