Une meilleure application des lois et une structure concrète pour lutter contre le féminicide à Maurice. C’est ce que réclame la Platform Stop Violans Kont Fam, lancée le mardi 10 décembre dans le sillage de la Journée des droits de l’homme.

L’initiative revient à plusieurs associations, à savoir Citoyens, Linion Fam, SOS Femmes, AILES, DIS MOI, Gender Links ainsi que Passerelles.

« On ne se substitue pas aux ONG ou au travail de l’Etat, mais on cherche par tous les moyens à mettre en place un code légal« , soutient Marie Noelle Elissac, membre du collectif.

Les membres de la plateforme réclament une meilleure collaboration entre les autorités concernées, pour la prise en charge des survivantes de violences domestiques et la sensibilisation contre ce fléau à travers l’île.

La mise sur pied d’une Domestic Violence Court et le renforcement de la plateforme grâce au soutien des citoyens, syndicalistes, artistes et membre de la presse sont aussi souhaités.

La plateforme salue dans la foulée l’initiative du gouvernement de mettre sur pied un High Powered Commitee. Les membres souhaitent que le ministre des Finances soit inclu dans ce comité, « car cela demandera des moyens », précise Marie Noelle Elissac.

Ambal Jeanne, responsable de l’abri SOS Femmes, déplore également qu’il n’y ait à ce jour aucun plan de logement ou d’aide sociale pour les victimes de violences domestiques à Maurice.

Linley Couronne directeur de DIS MOI également présent, est d’avis « qu’il y a encore énormément de travail à accomplir chez les hommes également », a-t-il conclu.