La ministre de la Sécurité sociale, de la Solidarité nationale et du Bien-être des Personnes âgées a lancé un appel aux hommes pour qu’ils fassent de la place aux femmes au parlement. « Li dan lamé Premie minis, li pe travay lor la », a déclaré Sheila Bappoo, hier, lors de la célébration de la World Food Day à l’auditorium Octave Wiehe à Réduit. Elle assurait la suppléance au ministère de l’Égalité des genres en l’absence de la titulaire, Mireille Martin.
Sheila Bappoo soutient que la politique gouvernementale fait de plus en plus place aux femmes, à tous les niveaux, y compris en politique à l’exception du gouvernement central. « Pena assez madam. Mo espere bann misie fer plas pou madam dan lasanble nasional », affirme-t-elle en soulignant qu’au niveau des administrations régionales, la loi garantit une certaine représentation féminine. « Bann misie lager pou gagn tiket. Li dan lame Premie minis, li pe travay lor la », avance-t-elle.
Sheila Bappoo s’est longuement appesantie sur la nécessité de changer les mentalités et d’encourager les femmes à saisir les opportunités qui s’offrent à elles à travers une panoplie de programmes mis à leur disposition par le gouvernement pour leur épanouissement personnel et économique. Parmi : les cours de Home Economics, des cours culinaires, le kitchen gardening, le community based kitchen gardening ou l’horticulture.
La ministre encourage les Mauriciens à consommer de la farine entière ,qui est désormais vendue au même prix que la farine raffinée. C’est une question d’habitude, dit-elle, avant d’insister sur l’importance de prendre soin de sa santé en consommant sain et avec modération, à plus forte raison que Maurice comme de nombreux autres pays connaît la réalité d’une population vieillissante.
Sheila Bappoo a aussi parlé du soutien financier accordé aux familles dont le revenu total ne dépasse pas Rs 6 200 et de la subvention pour un maximum de trois enfants. Elle a mis l’accent sur la nécessité de la scolarisation des enfants, qui d’ailleurs est obligatoire selon la loi. Cependant, constate-t-elle, dans certains endroits, il y a encore des enfants qui ne sont pas scolarisés malgré ces mesures. « Nou bizin empower sa bann fami la ». Mme Bappoo en appelle à la responsabilisation des familles et concède que le gouvernement ne peut aider pour ceux qui souhaitent avoir huit enfants. « Nou dir sa pou bann ki kontan gagn enn pake zanfan ».
Prenant la parole à son tour, Suren Dayal, ministre de l’Intégration sociale et de l’autonomisation économique, a longuement parlé du rôle de son ministère et a encouragé les femmes à s’adonner à l’agriculture bio dans leur arrière-cour. Les légumes achetés au marché contiennent trop de produits chimiques avec des conséquences graves pour la santé, affirme-t-il.
Il a cité en exemple Rodrigues pour son agriculture et toutes ses activités inscrites dans un programme de développement durable comme le rain water harvesting.
Suren Dayal affirme que le Premier ministre Navin Ramgoolam a négocié avec le secteur sucrier deux arpents de terrain qui seront consacrés à l’agriculture dans le cadre des mesures mises en place pour assurer la sécurité alimentaire à Maurice. Il lance un appel aux Mauriciens et particulièrement aux femmes pour qu’elles fassent une demande si elle souhaitent se lancer dans l’agriculture avec le soutien technique de l’AREU (Agricultural Research Extension Unit) du ministère de l’Agro-industrie.
Les participants à divers concours culinaires, d’horticulture, de cuisine ou de community gardening ont reçu des prix. La journée d’hier a aussi été marquée par une exposition des produits de ces hommes et femmes entrepreneurs et le lancement d’un livre de recettes en ligne, disponible sur le site du ministère de l’Égalité des genres, accessible à partir du portail du gouvernement : www.gov.mu.