La ministre de l’Égalité des genres Mireille Martin prône une prise de conscience de la projection de l’image de la femme dans les médias. « La prise de conscience amène à plus de responsabilité individuelle et collective et incite à l’action vis-à-vis d’actes parfois irréfléchis, qui peuvent amener des conséquences graves », a-t-elle affirmé lors du forum/débat organisé par son ministère en collaboration avec Media Watch Organisation et Alternet Research and Consulting cette semaine à Ebène.
« Les médias ont un rôle crucial dans la manière dont la Femme en tant qu’être, en tant que personne, est perçue. Cette perception est d’autant plus pertinente dans une société comme Maurice où la tendance est traditionnellement à la patriarchie… Quoi que les choses évoluent », affirme Mireille Martin. Elle observe que « les médias ont une arme redoutable à laquelle on ne fait pas assez attention et qui peut parfois être des plus impitoyables ». Ainsi, ils peuvent « faire ou défaire la réputation, l’intégrité et la perception que l’on a d’une personne ».
La ministre dénonce l’image que projette souvent la publicité de la femme : objet, subordonnée à l’homme ou enfant. Commentant les récentes diffusions de photos de jeunes Mauriciennes des réseaux sociaux, elle condamne les auteurs, dont l’initiative constitue une violence morale contre les femmes.
« Le ministère de l’Égalité des genres s’attelle à promouvoir une image réaliste, progressiste et affirmée » des femmes, affirme Mireille Martin. « Nous nous battons sur trois fronts principaux, l’épanouissement social, économique et politique de la Mauricienne afin de promouvoir sa pleine participation dans la construction de la société ». Pour atteindre ses objectifs, dit-elle, le ministère a besoin de « tous les pouvoirs incarnant l’État, à savoir les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Mais nous avons aussi besoin du quatrième pouvoir, à savoir la presse et les médias. »