Plaine-Sophie

La ferme éolienne, sise à Plaine-Sophie, devra entrer en opération en mars 2019 alors que la date initiale était prévue pour décembre prochain. La raison principale de ce retard, apprend-on, est le temps mis par le ministère de l’Environnement pour accorder la licence d’Environment Impact Assessment (EIA) au promoteur.

Toutefois, les travaux de construction ont déjà été enclenchés et le promoteur a promis de faire de son mieux pour les compléter d’ici fin décembre. Par ailleurs, le promoteur devra payer une amende au CEB pour ce retard.

La question a été évoquée à l’Assemblée nationale le 31 juillet dernier. Le député du PTr Osman Mahomed a voulu connaître les raisons pour lesquelles le projet de la ferme éolienne de Plaine- Sophie a pris du retard. Le Premier ministre adjoint et ministre de l’Énergie, Ivan Collendavelloo, devait confirmer que le projet a pris du retard et que le promoteur aura à payer des amendes. « Je ne suis moi-même pas à l’aise avec le progrès des travaux, mais en même temps, je sais que les banques et le CEB vont conclure un accord direct et qui devrait accélérer les choses », a-t-il répondu. Shamsheer Mukoon, directeur général par intérim, confirme pour sa part, que les travaux ont déjà débuté à la ferme de Plaine-Sophie, mais avec d’importants retards. « Le promoteur a eu jusqu’à mars 2019 pour terminer le projet. Néanmoins, il nous a assuré que si tout se passe comme prévu, il pourra même nous remettre la ferme avant la date établie », soutient Shamsheer Mukoon. Et de préciser qu’une fois opérationnelle, l’électricité produite par cette ferme éolienne sera envoyée au circuit principal du CEB et qui sera distribuée à divers endroits du pays à travers le réseau.

Par ailleurs, Shamsheer Mukoon explique que cette ferme sera un plus pour le CEB car c’est une production économique. La ferme éolienne est une installation d’une capacité de 30 mégawatts. Le parc devra distribuer 6 MW d’électricité par heure au CEB. Outre le retard pris pour ce projet, le député du PTr a voulu savoir si le CEB agira comme intermédiaire entre le prêteur et le promoteur. Ivan Collendavelloo explique qu’il y aura un accord direct entre le prêteur et le CEB, car c’est dans l’intérêt du CEB. « Si quelque chose arrive à Suzlon, le CEB sera impuissant ou connaîtra l’insolvabilité », explique le ministre.