À la suite d’un avis légal du State Law Office remettant en cause la légalité de l’UoM Trust, les 300 étudiants de cette institution demeurent en attente d’une décision concernant leur éventuel transfert. Le Conseil de l’Université de Maurice, réuni jeudi en ce sens, n’a pu trancher, réclamant plus de temps et de concertation « in order to find a solution in the best interest of the stakeholders », indique le Council.
Les étudiants de l’UOM Trust auront à attendre encore avant d’être fixés sur leur sort, car rien n’a débouché de la réunion du Conseil jeudi. « Matters relating to the UOM Trust have been considered at length. Discussions are going to continue in order to find a solution in the best interest of all stakeholders », indique l’UoM Council. Du côté de l’UoM Trust, l’on continue à tenir tête à la décision du ministère qui lui a demandé d’arrêter ses activités. Il envisage ainsi à son tour d’avoir recours à la justice.
La fermeture de l’UoM Trust ne sera pas chose facile car l’institution est affiliée à d’autres universités étrangères pour l’accréditation des cours. Le ministère de l’Éducation tertiaire avait récemment signé un accord avec l’université de Lancanshire en Angleterre pour le cours de Masters en droit.
L’UoM Trust avait aussi récemment lancé en partenariat avec la Mauritius Employers Federation la Mauritius International Business School. Outre le transfert des étudiants, la fermeture de l’institution impliquera aussi d’autres décisions importantes à prendre avec les autres partenaires.
Rappelons qu’après réception d’un avis légal il y a quelques mois, le ministère a immédiatement enclenché des démarches pour procéder à la fermeture de l’UoM Trust, créé en 2006 par l’UoM en tant que charitable institution en vertu de la UOM Act 1972. Cependant après des amendements apportés en 2009 à la Statutory Bodies Act 1972, aucune institution publique n’a le droit d’opérer ou de créer une filiale. Ces changement viennent ainsi remettre en question la légalité de l’UoM Trust. Si au niveau des autorités, l’on est catégorique sur le fait qu’une institution ne peut opérer dans l’illégalité, les trustees affirment pour leur part qu’ils n’ont aucune intention de mettre un terme à leurs activités.