Des parents et leurs enfants devant le poste de police d’Abercrombie hier

Plusieurs parents dont les enfants fréquentaient le centre Fraternité Nord-Sud, à Sainte-Croix, ont consigné une entrée à la police d’Abercrombie hier pour signaler que leurs enfants n’ont plus d’école. Ils venaient d’apprendre du directeur, Mario Thomas, que les classes n’allaient pas reprendre ce troisième trimestre. Ce centre est secoué par des crises internes depuis un certain temps. Le ministère de l’Education a été avisé de la situation.

Trente-cinq enfants de 10 à 16 ans fréquentent ce centre d’éducation infor- melle. La dernière réunion des parents remonte à fé- vrier de cette année. « La réunion s’est mal passée car le responsable refusait de répondre à nos ques- tions. Il s’est rendu à la police en disant que nous avons voulu l’agresser. »

Sollicité à ce sujet, Mario Thomas, le responsable du centre, affirme avoir pris la relève après le décès de Julien Lourdes, « pour le bien des enfants ». Toutefois, avance-t-il, les relations se sont détériorées car « il y a une maîtresse qui montait les parents contre moi », ajoutant : « il y a eu des pétitions et des manifestations. A tel point que nous avons finalement pris la décision de fermer l’école. On ne peut plus continuer comme cela. »

Mario Thomas affirme avoir déjà entrepris des démarches auprès de deux écoles de la région, en l’occurrence l’école Notre Dame de Fatima à Triolet et le DLD Teen Hope de Cité La Cure pour y faire transférer les enfants.

Selon les parents, la po- lice les a hier référés au ministère de l’Education. Une réunion sera selon toute probabilité organi- sée lundi prochain pour trouver une solution dans cette affaire.