Basé depuis peu à La Chaumière, Solid Waste Recycling est une nouvelle usine qui fabrique du compost à partir des déchets en provenance des collectivités locales de l’ouest. Le Chief Executive Officer (CEO), Patrick Maurel, avance que cette initiative permet au gouvernement d’économiser Rs 250 M avec les 90 000 tonnes métriques de déchets qui y sont utilisées puisque ces derniers n’atterrissent pas au centre d’enfouissement de Mare-Chicose. Cette usine aura nécessité des investissements de l’ordre de Rs 450 M.
Solid Waste Recycling fabrique du compost avec les déchets grâce à une technologie achetée de la firme indienne Excel qui s’adapte au système de ramassage d’ordures à Maurice. « Notre système ne produit pas de méthane. Des gens me parlent de contamination par des métaux lourds. Je leur dis que c’est impossible car beaucoup de déchets ne sont pas autorisés par le gouvernement dans les dépotoirs. Le risque est très faible mais si jamais il arrive que les déchets soient contaminés, ils seront renvoyés à Mare-Chicose », fait ressortir M. Maurel. L’usine, assure-t-il, prend toutes ses précautions pour que le produit fini soit sain. Des tests effectués sur des plantes, dit-il, ont donné de bons résultats positifs. « Nous sommes d’ailleurs certifiés MS164 », soutient-il.
Chez Solid Waste Recycling, les déchets arrivent en camion, une centaine de tonnes métriques quotidiennement. Ils sont déchargés et pesés sur une plate-forme où l’on enlève tout ce qui est encombrant, tels les objets en métal, entre autres. L’inoculation des déchets par une bactérie naturelle se fait en cet endroit, ce qui accélère le compostage. En 24 h, la température des déchets passe à 70 degrés. L’humidité est aussi contrôlée afin d’assurer un bon compostage. Les tests sont faits au laboratoire de l’usine. Les déchets sont retournés à intervalles de sept jours pour une bonne ventilation, et sont ensuite mis à sécher. Le compost est prêt à être trié mécaniquement — un premier triage à 50 mm est effectué ; puis, un aimant enlève les métaux avant le deuxième triage à 10 mm et finalement le compost est tamisé à 2.4 mm.
Il est alors prêt à être mis dans des sacs de 5 kg et de 25 kg. Ce compost appelé FER-RICH, a fait ses preuves, affirme M. Maurel. « On est en train d’essayer de nouveaux mélanges à l’usine afin qu’il s’adapte à toutes les cultures, la canne principalement, mais aussi la pomme de terre, la pistache, entre autres », dit-il.