Dans ses créations, l’artiste exprime des préoccupations contemporaines et liées à son environnement. Les dramaturges et metteurs en scène du Festival de Théâtre organisé par Immedia le démontrent. Nous avons noté une convergence dans le propos des pièces jouées sur la scène du Théâtre Serge Constantin. Comme un reflet de notre société à travers les yeux de cinq metteurs en scène.
Tizan Lerwa de Henri Favory est une parodie de faits de notre société où certains se croient plus royalistes que le roi, et usent de subterfuges pour réaliser leurs projets. Une représentation imagée de personnes assoiffées de pouvoir.
La politique est déclinée dans une dimension subversive dans Letiket de Gaston Valayden, d’après une mise en scène de Marsel Poinen. La reconnaissance d’une identité métisse est confrontée au communalisme.
Le cloisonnement ethnique sous-tend également Pou enn pwanié boner (voir critique). Nous observons un langage non aseptisé, et l’aspiration à une société laïque. Une volonté de minorer les religions pour un rapprochement entre groupes ethniques.
D’une pièce à l’autre, les conflits entre les hommes sont mis en évidence. Stanley Harmon replonge dans le passé historique. La difficile cohabitation entre Blancs et esclaves pendant la colonisation hollandaise est mise en avant dans 1695. Sans doute est-ce une quête identitaire qui pousse à explorer le passé.
La différence des classes est mise en évidence dans Donn lazenes so sans de Luc Clair, qui aborde le chômage des jeunes et les difficultés à se faire accepter dans le monde professionnel. Une problématique contemporaine.