Vingt comédiens seront sur scène lors des quatre représentations de la pièce inédite de Malcolm de Chazal, « Guerre dans Mars », dans le cadre de la deuxième édition du festival chazalien qui se tiendra du 12 septembre au 1er octobre.
La pièce que d’aucuns croyaient perdue à tout jamais après l’aveu de l’auteur lui-même dans « Sens unique » paru en 1974, revit après qu’« un manuscrit ait été retrouvé par un proche et porté à la fondation », indique Robert Furlong, président de la Fondation Malcolm de Chazal.
« J’ai brûlé ainsi une armoire de manuscrits à la Cambuse sur la côte Sud-Est : dix pièces de théâtre (dont Guerre dans Mars, les Atlantes, Moïse, Pythagore, Napoléon, Hermès) », écrivait Malcolm de Chazal dans Sens unique, propos repris dans plusieurs publications sur l’auteur par la suite.
Pour ce festival, « Guerre dans Mars » est mise en scène signée Maryse d’Espaignet. Sollicitée par Le Mauricien, elle avance que les répétitions selon les actes se sont bien déroulées. « On a terminé. Mercredi prochain on prévoit une répétition générale à l’Église La Nouvelle Jérusalem, Rue Remono, Curepipe Road », soutient notre interlocutrice. C’est d’ailleurs en ces lieux que la pièce sera jouée pour la première fois le mardi 17 septembre.
« Guerre dans Mars » compte quatre actes. L’histoire se déroule en 2115 sur la Terre et sur Mars. « La Terre est devenue une vaste fédération mondiale fonctionnant en Soviet Suprême dirigée par un dictateur tout puissant du nom de Trumate et des politiques qui, pour ne pas changer, sont des combinards avides d’expansion et de richesses supplémentaires. Les nationalités ont disparu pour donner place à une seule réalité, celle d’être Terrien et des contacts existent entre la Terre et Mars où des Terriens sont installés et ont même épousé des Martiennes. Le but secret de la Terre est bel et bien de conquérir Mars et d’en faire une colonie. Mars, par contre, n’est nullement belliqueuse et n’a aucun projet d’expansion territoriale tant ses habitants sont supérieurs aux Terriens : ils ont — de par leur intelligence, la pureté de leurs objectifs et leur simplicité — construit un art de vivre en symbiose totale avec la nature et développé une vie dans l’esprit incarnant ce rêve chazalien d’un monde ayant pu s’élever par et en esprit. En face des Martiens et selon les mots même d’un des personnages, “les Terriens sont des ânes !”. La guerre donc sera brève, les Terriens n’ayant guère cette science sereine supérieure que les Martiens manient avec brio sous la direction de leur empereur éclairé, Eustache VI. Une histoire d’amour et un mariage entre le fils de l’empereur martien et la fille de Trumate seront les signes d’un avenir bâti sur l’amour et la confiance.
», indique en résumé Robert Furlong au Mauricien.