La 6e édition du Festival du Rire a pris fin dimanche dernier au Kafét@Komiko par un medley préparé par toute la troupe Komiko et leurs invités. Ces dix jours ont permis au public de découvrir ou redécouvrir quelques pièces cultes des Komiko et des représentations de leurs invités des îles de l’océan Indien. L’événement principal a été sans conteste le spectacle du parrain du festival, Élie Semoun, avec À Partager. Dimanche, c’est le nouveau one-woman-show de Miselaine Duval-Verdun qui est sorti du lot. Miselaine, Femme tropicante était épicé à souhait, propre à la personnalité de la cheville ouvrière de ce festival, qui s’est joué de ses rondeurs, de sa vie en France et de ses histoires d’amour.
« Je suis Miselaine Duval, 42 ans, 1 m 42 et 42 kg », a lancé l’humoriste au début de son spectacle, déclenchant un grand fou rire dans la salle. Le regard des gens sur ses rondeurs a été le premier thème abordé. « Mo pa gro ni obez, mo enn zoli rond ! » Continuant de plus belle, elle ajoute : « Si to pouss mwa, mo roule. E si to invit mwa manze, mo fer twa onerr, mo nana. » Se moquant d’elle-même, elle dit fièrement : « Je ne suis pas un top-modèle, mais un modèle top. » Enchaînant avec sa découverte de Paris, elle fait surtout allusion à cette manie que « nous, les Mauriciens, avons à nous vanter ». Passant de son kreol à son « bon français », l’humoriste dresse un tableau de ce qu’il a été de son aventure française. « Je paye pour mon orgueil », lâche-t-elle, avouant que « mari gran nwar nou fer kan nou telefonn Moris depi Lafrans, to fier lerla, et quand tu rentres au bercail, tu te la pètes ».
Parlant amour, l’humoriste a entonné le classique Je suis une femme amoureuse en ajoutant d’un air bête : « Mo ador sa sante la. » Miselaine se dit « amoureuse de l’amour », mais également jalouse. « Mwena enn diplom an zalouzi. Tu sors sans moi, je te localise. C’est mon bien, il faut que je le protège ! » Évoquant l’influence de sa mère dans sa vie, elle confie que celle-ci l’a appris à « être ce qu’on est grâce à une personne qui n’a pas pu être ce qu’elle voulait être ». Et de clore le spectacle sur : « Je ne suis pas une femme battue, mais une femme battante. » La première partie du spectacle a été assurée par Stephan Reynald, membre des Trois Moustikers, qui a su accrocher le public avec quelques parodies de chansons connues et son fameux Magazine des Sports Seychellois, où chacune des épreuves finissait « dan dilo » ou « entre deux cocos fesses ». À noter que Miselaine Duval-Verdun jouera son spectacle au Théâtre Apollo, à Paris, en octobre.