Pour clôturer cette deuxième édition, le Festival Enn a misé sur le rythme et le groove pour donner plus de mordant à cette manifestation musicale qui prend forme et qui s’installe dans le paysage. Ziskakan a lancé des rafales rythmiques à l’IFM et, le lendemain, l’antre du Sapin a été submergé par Bref, Maya Kamaty, Tritonik et… Ziskakan.
C’est en beauté que Sapin Events a bouclé la deuxième saison de son festival. Allant de la soirée de contes à la musique à l’IFM, pour toucher un plus large public, avant un retour dans sa demeure à Camp Levieux, le Festival Enn a vécu une semaine chargée pour écrire son épilogue musical avec les bons accords.
Vibration.
Après un début en demi-teinte, il fallait passer à l’offensive pour montrer que ce festival est vivant et dynamique. On devine ainsi ce plateau costaud réservé pour la fin. Sapin Events a misé sur des musiques rythmées, dynamiques, portées par de grosses pointures d’ici et de l’île-soeur. Ziskakan et Maya Kamaty sont venus avec cette motivation volcanique, qui les a fait embraser le public dans un maloya métissé et chaleureusement épicé.
Bato Fou.
C’est dans un Bato Fou que Gilbert Pounia a embarqué son public pour un voyage très mouvementé, débutant par Madagascar pour une escale en Inde avec Banjara, et un retour dans le sud de l’océan Indien pour danser au rythme du maloya coloré.
Ziskakan a été plus rythmique que poétique ou acoustique dans son jeu. Une énergie permanente qui est montée en crescendo. En guise d’ouverture, le groupe Etae avait déjà annoncé la couleur. Même si la formation de Gua était moins percutante que lors de son dernier passage à l’IFM, il s’en est bien sorti avec un répertoire varié.
Transe-danse.
Ils dansent, comme ces gens en transe dans des rave party. Quoiqu’au concert de Ziskakan, c’est sa musique qui provoque cet état d’extase, où l’être s’évade pour des voyages colorés. Et ça bouge de partout, on saute, on rit, on danse (comme on peut)… Au final, c’est un déluge de mouvements, d’expressions de joie, qui se manifeste dans la foule. Un grand moment d’expression corporelle pour célébrer Ziskakan.
Maya.
Samedi, trois groupes figuraient au programme de la dernière soirée au Sapin. Avec comme découverte, Maya Kamaty, la fille de Gilbert Pounia. Dans un registre soft avec des textes poétiques, entre maloya et chanson française. Un trio mélangé. Bref et Tritonik étaient les deux autres formations en action au Sapin. Et c’est Ziskakan qui a clos le dernier chapitre de cette présente édition. “Sa maloya sa… ”
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Yanik Durhone (Sapin Events) : “Au-delà de nos attentes”
“Ce festival a été au-delà de nos attentes. Avec une programmation rehaussée, avec Ziskakan, et une découverte avec Maya Kamaty. Les deux groupes sont très contents et veulent encore revenir. Il y a des liens qui se sont créés. Même si on a changé de lieu pour le concert de Ziskakan et Etae (ndlr : à l’IFM), l’esprit du Sapin est resté. Et samedi, ça a été une belle clôture. Et ça nous donne envie de poursuivre cette aventure. On n’a eu que des signes positifs, qui nous motivent à aller de l’avant. On espère avoir davantage de soutien des institutions. Ce festival a montré qu’il y a de l’espace pour d’autres styles de musiques, et qu’il y a un public pour la sonorité que ce festival propose. Il y a des choses qui changent au niveau musical. Maintenant, on se prépare pour la prochaine édition afin de permettre à cette musicalité d’exister.”