La troisième édition du Festival Enn se tiendra du 7 au 22 décembre. Une initiative de Le Sapin Café Culture. L’événement, qui accueillera plusieurs artistes locaux et un groupe de La Réunion, sera présenté dans plusieurs endroits de l’île. Une première pour le festival, dont l’objectif premier est de valoriser la musique locale et régionale.
Le Sapin Café Culture revient cette année avec une troisième édition du Festival Enn. L’événement, qui s’inscrit désormais dans le calendrier des rendez-vous musicaux les plus attendus de Maurice, a pour thème “Valer nou kiltir”. Cette thématique a été choisie par rapport à l’évolution de la musique durant ces dernières années. Le constat fait par les organisateurs du Festival Enn est le suivant : “Les styles musicaux s’enchaînent et se ressemblent. Notre culture perd son identité et ses valeurs.” Partant de l’idée qu’il faut mettre en avant les couleurs et la richesse de notre culture musicale, Yannick Durhône et les autres membres organisateurs ont choisi de dévoiler la musique locale sous différentes facettes.
Partage musical.
Le Festival Enn se veut un rendez-vous qui prône la passion et le partage de la musique. Il propose cette année plusieurs activités, qui seront programmées durant deux semaines, dans plusieurs endroits de l’île. “Une façon d’apporter la culture au plus près du public. D’aller à la rencontre des mélomanes et de privilégier le partage musical”, avance Yannick Durhône.
Outre d’aller à la rencontre des gens du sud-est à travers un concert à l’amphithéâtre de Pointe Canon, Mahébourg, le festival s’étendra à Rose-Hill (IFM, Le Sapin Café Culture) et aussi à Quatre-Bornes (Conservatoire de Musique François Mitterrand). Des ateliers, des formations et des projections seront au programme.
Riche et étoffée.
C’est dans le but d’innover et de donner une autre dimension au festival que Yannick Durhône et les autres organisateurs ont choisi de présenter une programmation riche et étoffée au public. “C’est également pour prouver qu’il existe de réels talents à Maurice”, souligne le jeune homme. Ainsi, la soirée qui se tiendra à l’IFM, le 14 décembre, sera l’occasion pour les organisateurs de mettre l’accent sur le thème du festival. Ils mettront en avant “Valer nou kiltir” à travers la projection d’un mini-documentaire, réalisé par Yannick Durhône et Diana Heize, sur les instruments traditionnels et le séga. Marclaine Antoine, qui est le président de cette troisième édition du Festival Enn, procédera par la suite à la présentation d’instruments d’antan de Maurice et de l’océan Indien.
Des formations en ingénierie musicale, destinées aux jeunes acteurs de la musique mauricienne, seront également proposées par Alain Courbis, directeur du Pole Régional de Musiques Actuelles de Le Réunion et Nathalie Soler, directrice de Jeudi Formation.
Moment phare.
L’autre nouveauté et moment phare du festival sera le Prix Découverte, qui aura lieu le 20 décembre au Conservatoire de Musique François Mitterrand. Le Sapin Events a choisi de récompenser les artistes qui, durant l’année écoulée, se sont produits lors des soirées découvertes organisées chaque vendredi à Camp Le Vieux. Le prix Découverte, Festival Enn 2012, récompensera leur talent, leur créativité mais aussi leur persévérance dans le domaine artistique. “Cette démarche se veut aussi un tremplin pour leur carrière musicale. Nous voulons encourager les jeunes à pratiquer la musique et leur faire prendre conscience de son importance”, précise Yannick Durhône. Il ajoute : “Outre un trophée, le lauréat se verra offrir l’opportunité d’être parmi les têtes d’affiche de la prochaine édition du Festival Enn.”
Colorée et variée.
La palette artistique que présente le Festival Enn est colorée et variée. Il y aura de la musique pour tous les goûts. Du rap acoustique au dancehall acoustique, en passant par le jazz, le maloya, le reggae, la world music et le seggae, la programmation s’annonce dynamique.
En plus d’un plateau d’artistes locaux aux registres mélangés, le festival offre le groupe réunionnais Grèn Sémé (prix Alain Peters du Dernier Festival Sakifo) au public. “La présence de ce groupe entre dans l’optique de montrer que l’on peut mélanger traditions et modernité”, souligne Yannick Durhône.
Car le but du Festival Enn n’est pas uniquement de promouvoir la musique mais aussi d’informer et de former les gens sur la musique. “Tous ceux qui aiment la culture et la musique mauriciennes sont invités à partager cet amour avec nous”, souhaite Yannick Durhône.