C’est le Cercle Germano-Malgache (Centre Goethe de Madagascar, GCM) et son Club de Jazz qui ont invité José Thérèse et ses musiciens à se produire en pleine rue et animer des ateliers de travail autour de la réussite de l’Atelier Mo’zart. Deux jours de succès rapportent les mélomanes qui ont assisté à l’événement. Jazz Tohatohabato a été créé en 2011 et poursuit l’objectif de rendre le jazz accessible à tous et de permettre des échanges entre les professionnels et les jeunes du Jazz Club, ainsi que d’autres artistes de l’étranger. José Thérèse, le meneur du Big Band, raconte que le GCM avait vu les Mo’zart de Roche-Bois en Tunisie, d’où l’idée d’inviter l’Atelier à participer à leur festival.
La formation mauricienne de jazz (rentrée au pays vendredi dernier) a vécu deux concerts exceptionnels à la mairie de Tana et sur l’escalier devenu haut lieu du jazz à Mada. Le concept du festival a été développé pour faire évoluer les jeunes musiciens. De fait, la formation mauricienne comprenait le plus grand nombre de jeunes musiciens dont Jazzy Christophe, 11 ans et Nadine Armance, une des rares filles à la contrebasse. 22 élèves de l’Atelier Mo’zart ont assuré une prestation honorable, ce qui explique la confiance de José : « Nou kone ki dan Moris ena ene nivo ki kapav reprezant nou pei dan bane gran festival… »
On sait que l’Atelier accorde une grande attention aux jeunes — certains sont devenus des musiciens professionnels en Chine, à Dubai, à Paris. D’autres étudient dans de grands conservatoires en Europe. José Thérèse rappelle qu’il a choisi de former ses élèves dans la durée. Son Big Band de jeunes a consolidé ses éléments de jeu et offert au public un mélange de jazz et de séga-jazz avec une composition de Linley Marthe, Souloulou, et des arrangements de José Thérèse. A signaler que Momo Mamancourt faisait aussi partie de l’aventure. La formule retenue pour cet événement live crée un climat favorable aux excursions harmoniques, les accents folkloriques qu’affectionne le saxophoniste José Thérèse. Un Big Band qui constitue une section rythmique de haute volée exportée à Madagascar. A venir, le deuxième album des Mo’zart, Batarcité.