Abordant un sujet déjà exploité dans ses travaux antérieurs « L’Offrande » (Mali 2011) et « The Return » (Maurice 2011), développant des vidéos à partir d’un retour à la nature en référence au caractère éphémère de notre existence, Nirveda Alleck est à son deuxième séjour à Bamako au Mali. La plasticienne mauricienne participe à la deuxième édition du Festival Africain d’Images Virtuelles Artistiques (FAIVA) jusqu’au 27 novembre 2011. Ce festival coïncide avec les rencontres de Bamako (Biennale de Photographie de Bamako) : une série de conférences, ateliers de travail, projections vidéo, en collaboration avec le Centre Culturel de Segou. L’image mobile, un des domaines les plus créatifs pour Nirveda est aussi le vecteur grâce auquel elle peut élargir ses interventions dans la nature, là où elle passe. Lors d’un parcours de Bamako jusqu’au pays Dogon, l’artiste fera des installations bien spécifiques, s’imprégnant du paysage local, des traditions et croyances populaires pour développer une fiction à partir d’une communication intime de l’homme avec la nature. Ce travail est sponsorisé par le Centre Soleil d’Afrique et la Arts Collaboratory Organization basée aux Pays-Bas. 
Dans sa vidéo « The Return »  qui sera présentée aux Rencontres du cinéma et de la télévision au Togo (du 5 au 10 décembre 2011), Nirveda dévoile une performance qu’elle a faite à Grand Bassin. On la voit marcher dans le lac déployant environ 20 mètres de tissu de couleur rouge. Le montage vidéo a été réalisé de manière à créer l’illusion que l’artiste se métamorphose en une  créature étrange qui disparaît dans l’eau. « The return » fait allusion à un retour à la nature entraînant des réflexions sur l’existence : l’importance que nous accordons à nos rêves et nos espoirs et aussi ce besoin viscéral d’une sorte d’explication d’ordre émotionnel ou divine à notre existence. Le blanc dans la vidéo symbolise la pureté mais aussi un sentiment de perte. La performance vidéo accorde une place à l’imginaire dans notre existence.
Nirveda Alleck reste rigoureusement fidèle à son esthétique. L’épure de ses images, les contrastes de lumière, les lignes géométriques plairont à ceux qui aiment depuis longtemps ses installations vidéo. Et le tissu rouge de 20 mètres lui permet de se renouveler à travers un glissement entre onirisme et réalisme et une subtile exploitation du temps dans le déroulement du film.