L’Église catholique célèbre en ce 15 août la fête de l’Assomption, qui marque la montée au ciel de la Vierge Marie au terme de sa vie terrestre. Les catholiques, dans la pratique de leur foi, accordent une place importante à la Vierge Marie, la mère de Jésus, et il y a, chez eux, une grande dévotion personnelle et aussi collective envers celle considérée comme la « mère de Dieu, la mère de l’Église et la mère de tous ».

À Maurice, cette dévotion mariale dépasse les frontières des religions, comme en témoigne le flux de Mauriciens de toutes les croyances dans les grottes de Marie à travers l’île. Nombreux sont ceux qui s’y rendent quotidiennement, surtout en cette journée du 15 août. L’Assomption est l’une des quatre principales fêtes du calendrier catholique, les trois autres étant la Noël, la Pâques et la Pentecôte. Dans toutes les paroisses aujourd’hui, des messes sont dites pour rendre hommage à la Vierge.

« Marie est une figure de fidélité, de confiance, d’espérance, et de foi pour les catholiques », nous dit le père Gérard Mongelard, curé de la paroisse de Sainte-Hélène, à Curepipe. Il a axé son homélie aujourd’hui sur le thème de la visite, en lien avec le texte de l’Évangile du jour consacré à la visite de Marie à sa cousine Élisabeth.

Comme Marie, nous sommes invités à sortir de notre confort quotidien pour aller rendre visite aux personnes qui sont dans la souffrance et qui ont besoin tout simplement d’une présence, d’un soutien et d’une parole réconfortante pour continuer la route », explique le père Mongelard. Et de poursuivre en faisant le lien aussi avec la prochaine visite du Pape François chez nous. « Cet évangile nous prépare à la visite du Pape François qui prône “Église en sortie”, c’est-à-dire ouverte vers les autres et qui se met aux services des autres. Le Pape ne vient pas chez nous en touriste mais en tant que pèlerin de paix et pour nous apporter un message », ajoute le père Mongelard.

La Vierge Marie occupe une place privilégiée dans la vie de beaucoup de chrétiens et de non-croyants. « C’est la mère de Dieu et elle comprend la souffrance des mamans. Elle est ma confidente, je lui parle matin et soir de mes problèmes et aussi de mes joies », témoigne Suzy, une jeune maman. D’autres implorent « Maman Marie » pour de multiples raisons dont la quête d’emploi, la guérison de maladies, la perte d’un enfant, des relations familiales difficiles, voire des problèmes financiers. Pour les prêtres et d’autres personnes engagées dans la vie religieuse, la Vierge Marie est « un modèle de par son “Oui” pour être la mère du Sauveur ».

« Que ce soit dans la vie du mariage, dans la prêtrise ou dans le célibat elle est un modèle de fidélité pour les chrétiens. En tant que prêtre, Marie me guide et m’inspire dans mon engagement de tous les jours. Comme elle, j’essaie de vivre ce “Oui” que j’ai prononcé le jour de mon ordination et d’être fidèle à mon engagement même dans les moments difficiles », témoigne le père Yudech Arnachellum, ordonné il y a tout juste deux ans.

Cette fête religieuse a aussi son petit côté folklorique, avec le traditionnel et incontournable “gato Marie” partagé après le déjeuner ou à l’heure du goûter. Une pratique largement répandue dans les familles mauriciennes quelle que soit la religion et qui fait partie de ces petites choses agréables qui contribuent au vivre-ensemble mauricien.