Le compte à rebours dans le secteur du transport en commun a été officiellement enclenché ce matin avec les compagnies d’autobus accusant réception d’une correspondance syndicale revendiquant une augmentation salariale intérimaire. Le patronat aura jusqu’à vendredi midi pour agréer cette demande, faute de quoi les travailleurs exerceront à titre individuel leur droit au jour férié pour la fête du Travail, avec des conséquences sur les traditionnelles activités politiques du 1er mai.
Dans la correspondance envoyée aujourd’hui aux compagnies d’autobus, l’Union of Bus Industry Workers Union (UBIW), affiliée à la General Workers Federation (GWF), s’appesantit sur le fait que cet ultimatum a été validé démocratiquement lors de l’assemblée des travailleurs vendredi dernier, qui a réuni quelque 1 000 personnes. Le patronat devait être informé par la même occasion que le syndicat a effectué une demande formelle à la Commission de Conciliation et Médiation, par voie de courrier aujourd’hui, pour reprendre les travaux relatifs à la Labour Dispute logée concernant les conditions d’emploi dans le secteur du transport en commun.
« The assembly of the UBIW has called on the CCM to resume the conciliation and mediation process as laid down in law, given that the above dispute is legally valid and alive. In this context we are proposing the employers to grant an interim salary increase to all transport employees, pending the mediation of other issues within the CCM. The quantum of such an interim salary increase will be proposed by the union, during a mediation process that we are proposing the CCM to hold during the course of this week », écrivent les responsables syndicaux. Ils font ressortir que « we are of the view that a salary increase of transport employees is long overdue and that workers cannot await for some 2-3 years or so, for the NRB to review the whole conditions of service. We believe that the collective bargaining process which is now at the stage of the CCM should proceed to its due course. »
Les représentants des travailleurs souhaitent qu’un accord puisse être conclu entre le syndicat et l’employeur, de sorte qu’une augmentation de salaire intérimaire conséquente et raisonnable soit accordée à l’intégralité des travailleurs, en attendant une révision, que ce soit au niveau de la CCM ou éventuellement au NRB. Pour justifier une telle augmentation provisoire, le syndicat s’appuie sur l’« immense contribution » des travailleurs de ce secteur à la société et à l’économie.
Les représentants syndicaux font comprendre qu’en cas de refus il ne sera pas question de grève mais que les travailleurs exerceront individuellement leur droit au jour férié lors de la fête du Travail, suivant ainsi les dispositions légales. Dans les milieux syndicaux, on fait comprendre que « le 1er mai 2013 risque d’être un des grands jours dans la lutte des travailleurs à Maurice avec l’autoritarisme qui prévaut ».