Dans son message à la nation à l’occasion su 45e anniversaire de l’Indépendance et du 21e de la République, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, est revenu sur le projet de réforme électorale en vue de doter le pays d’un « système digne d’un pays moderne » tout en consolidant l’unité nationale. Tout au long de son intervention diffusée à la télévision et sur les chaînes de radio, mardi soir, il a plaidé en faveur de l’unité et de la stabilité en vue d’assurer le progrès.
«45 ans après l’indépendance, l’heure est venue pour dire que nous sommes des Mauriciens. L’heure pour apporter une réforme électorale a sonné. La Constitution a bien servi le pays jusqu’ici mais elle ne cadre plus avec une société moderne en ce début du XXIe siècle. C’est ce que je souhaite c’est une réforme dans le consensus qui se fera dans un dialogue nationale et nullement suite à un arrangement entre leaders politiques », a déclaré Navin Ramgoolam. Il a réitéré son projet de publication prochaine d’un livre blanc énonçant toutes les options de réforme électorale à l’intention de la population avant de proposer un projet de loi constitutionnel à l’Assemblée nationale.
Le Premier ministre a ajouté qu’il ne veut pas se perdre dans la polémique car « auparavant, soit en 1982, 1991 et 2000, zor to éna mazorié et zot pas ine fer li ». Il a conclu au chapitre de la réforme électorale en soulignantque « mo espéré pou truv ène knosansus » en ajoutant que « je regrette de dire que pour certains la réforme électorale se résume seulement à la possibilité d’obtenir un plus grand nombre de sièges ».
Au tout début de son intervention, le chef du gouvernement a retracé le chemin parcouru depuis le 12 mars 1968, « date qui avait ouvert la porte à l’identité mauricienne ».  Il n’a pas manqué de décrire les conditions difficiles de l’époque, avec un taux de chômage de 40% parmi les jeunes, une éducation réservée à des privilégiée et encore des perspectives très sombres. « Bann eksper to dir nou pa konne fer nanyen sof disik ek larak », a-t-il dit en demandant à la population de réfléchir sur « kot nou sorti, kot nou été » tout en lançant  un appel à l’unité.
Navin Ramgoolam est d’avis que Maurice est connue dans le monde entier pour deux miracles, soit le miracle économique et le miracle de la coexistence pacifique. Il a parlé du « parcours exceptionnel réalisé depuis l’indépendance ». « Les raisons de ce parcours sont la démocratie, la stabilité politique et des institutions indépendantes favorisant les investissements privés, alimentant la croissance et débouchant sur le développement dans tous les secteurs » a-t-il fait comprendre en substance.