La fête du 12 mars à Anjalay n’a pas fait que des heureux. Certaines personnes ont eu des soucis de transport alors que le gouvernement avait assuré que le nécessaire sera fait. Des bagarres, des disputes et un autobus endommagé viennent ternir le bilan positif des 45 ans de l’indépendance…
Selon un habitant de Mahébourg qui a assisté aux célébrations de la fête des 45 ans de l’indépendance et des 21 ans de la République au stade Anjalay, il a eu du mal à trouver un bus vers 20 heures pour le ramener chez lui. Cet homme de 47 ans, qui a tenu à garder l’anonymat, a dû patienter pendant une trentaine de minutes avant d’opter pour un bus en direction de Batimarais et Surinam. « J’ai un oncle qui habite à Surinam… Comme il n’y avait pas de bus pour aller chez moi, j’ai décidé d’aller chez lui… La police m’a conseillé d’aller chez un membre de ma famille. Ce choix était plus judicieux », confie-t-il. Cependant, les passagers du bus, dit-il, étaient mécontents que d’autres personnes, qui n’y étaient pas à l’aller, entrent dans le bus.
L’habitant de Mahébourg, qui est venu seul à la fête, a dû subir des injures et l’arrogance de certains employés d’autobus. Toutefois, le Mahébourgeois souligne que la fête en elle-même était bien.
« Je suis allé à la fête avec ma famille et j’ai eu une mauvaise surprise quand on m’a dit que nous ne pouvions pas rentrer », témoigne un habitant de Port-Louis. Selon ce chauffeur de 35 ans, le gouvernement n’a pas su évaluer le nombre de spectateurs. Il est d’avis que la fête aurait dû se faire au Champ-de-Mars (ndlr : comme en 2012).
Par ailleurs, le 12 mars vers 22 h 30 sur la route Royale à Belle-Vue Harel, un autobus qui partait en direction de Mapou a été stoppé par une cinquantaine de personnes mécontentes qui étaient sur le parking du Stade Anjalay. L’un des protestataires a lancé une pierre sur le pare-brise du véhicule. Fort heureusement, le chauffeur, un habitant de Triolet d’une vingtaine d’années, n’a pas été blessé par les éclats. Les dommages sont évalués à Rs 6 000.