À Triolet, les mesures de prévention qui ont été prises rassurent, mais les interrogations demeurent autour des 35 cas de dengue enregistrés dans ce village. Deux cas ont été recensés à Pointe aux Piments, un à Vallée Pitot et un à Morcellement St. André. Ce lundi matin (24 mars), un petit tour dans le village permet de recueillir les témoignages de quelques habitants qui vaquent à leurs occupations. La question qui revient sur toutes les lèvres : pourquoi Triolet et d’où vient la source de cette épidémie ?
“Notre vie n’a pas changé à Triolet. Même si on parle de nous dans la presse, les habitants ne sont pas paniqués. C’est une maladie comme beaucoup d’autres. Il faut juste être vigilant, respecter les normes de précaution mises en place”, souligne Lolita Heeramum, marchande de légumes à Triolet. Elle ne semble pas être préoccupée par le nombre de cas en augmentation. Mais elle avoue : “Je m’inquiète surtout pour mes enfants. Ils n’ont pas les mêmes résistances qu’un adulte. Je m’assure qu’ils appliquent la crème anti-moustiques. Et je suis rassurée par la présence régulière d’inspecteurs sanitaires dans le village. Mais je me demande pourquoi on ne nous dit pas comment cette épidémie s’est propagée ici.”
À Solitude, Kinsley Hennequin, 23 ans, se pose plusieurs questions. “Même si le gouvernement a très vite réagi face à la situation, il y a des questions qui restent sans réponse. Ce matin encore, on voit des gens qui passent de maison en maison pour s’enquérir de la situation, mais personne ne nous a dit pourquoi cette épidémie est cantonnée à Triolet. On ne sait pas d’où a pris naissance ce foyer de moustiques. On peut lire le nombre de cas dans les journaux, mais on n’en sait pas plus. Je pense qu’il est temps de révéler les choses. Ma première réaction a été d’être choqué. J’avoue être moins inquiet à présent, mais je veux connaître la vérité.”