Inspirée par le mouvement de la nature qu’elle retrouve dans les écrits et les images peintes de Malcolm de Chazal, Christel Maurymoothoo a réalisé son rêve de produire un film d’animation sur Petrusmok. Un projet qu’elle nourrissait depuis qu’elle l’a lu. Le film est diffusé par la Fondation Malcolm de Chazal dans le cadre du présent festival.
Ceux qui ont assisté à la manifestation autour de Petrusmok, présentée en trois parties au Conservatoire de musique François Mitterrand à Quatre-Bornes mercredi dernier, ont certainement été frappés par la précision de la qualité du travail de la jeune femme et la force des images projetés.
Dans une rencontre avec Le Mauricien, Christel Maurymoothoo, professeur d’art visuel depuis quatre ans dans un collège d’État, raconte avoir découvert Malcolm de Chazal à travers une amie. « C’est lors d’une conversation sur des choses diverses, dont l’art et la nature, qu’une amie m’a parlé de Petrusmok. J’ai acheté le livre et j’ai été fascinée par la description que Malcolm de Chazal fait de la nature. Au début, je lisais des extraits du livre et puis à un moment donné, j’ai tout lu et c’est là que le projet d’en faire un film a germé », indique notre interlocutrice. Entre temps, la jeune femme entame des études de Beaux-Arts au Mahatma Gandhi Institute (MGI), fait un module sur l’animation numérique et en produit d’autres films dans le cadre de ses projets universitaires. Elle continue à nourrir l’idée d’en faire un sur de Chazal. « J’attendais le festival Île Court cette année pour réaliser ce projet, mais quand j’ai appris qu’il n’y en aura pas, j’ai quand même décidé d’aller de l’avant. J’ai approché la fondation à qui j’ai proposé le projet avec le story board déjà prêt. Elle m’a soutenu en termes d’accès aux documents et à l’oeuvre de Malcolm de Chazal et elle m’a proposée un lancement à l’occasion de cette deuxième édition du festival ». Une aubaine pour Christel Maurymoothoo qui précise son projet dès janvier de cette année et commence à faire des tableaux qu’elle utilisera dans le film. Elle adopte un style naïf pour ne pas détonner avec celui du maître. Des couleurs vives aussi qui rappellent celles utilisées par Malcolm. Elle y intègre quelques images originales, généreusement autorisées par la fondation. « La plupart des images sont dessinées et peintes à la main », affirme-t-elle. Cependant, par manque de temps, à un certain moment, elle fait appel aux élèves et à des amis artistes pour les peindre. « Il y en avait trop, je n’avais plus le temps et j’ai demandé l’autorisation de parents pour que les élèves puissent y participer. » Les images sont peintes en acrylique sur papier, souligne notre interlocutrice. « L’étape suivante est le scanning ensuite le travail d’animation a commencé », indique-t-elle.
MU présente de magnifiques images peintes de Maurice, selon la vision de Malcolm de Chazal. Christel Maurymoothoo y intègre une touche personnelle. L’histoire est racontée en voix off, en grande partie par Robert Furlong, président de la FMC.
Ceux qui souhaitent découvrir l’oeuvre en marche autour de Malcolm de Chazal par la jeunesse mauricienne ont rendez-vous ce mercredi 25 septembre, à 19 heures au Showroom d’Allied Motors à Réduit ; et le mardi 1er octobre, à la même heure au Centre culturel d’expression française à Curepipe. Ils auront aussi l’occasion d’être sublimés par la prestation des danseurs selon une chorégraphie de Soorya Gayan, inspirée de Petrusmok et de celle des slameurs Griots slam poetry.