Les épreuves de tournage du long métrage de David Constantin Lonbraz kann sont depuis deux semaines livrées au regard expert de Morgane Spacagna au studio de montage réunionnais Acoustik. Prévue initialement en février, cette phase essentielle dans la réalisation d’un film a été différée de deux petits mois en raison de quelques aléas de trésorerie souvent inhérents aux projets cinématographiques, notamment en cas de premier long métrage réalisé loin des sources de financement.
Suffisamment de partenaires sont attachés à cette histoire sur des familles mauriciennes confrontées aux concentrations industrielles et à l’une des transformations économiques les plus profondes du XXe siècle pour que la direction du film ne lâche pas le morceau et que des solutions soient trouvées pour ne pas accumuler de retard par rapport au planning initial. « C’est toujours difficile, nous explique le réalisateur, de concilier les différentes sources de financement quand on fait un film de ce type. L’argent n’arrive pas toujours au moment prévu. Ces contre-temps nous ont obligés à prendre plus de choses à notre charge et à revoir le planning. Il y a eu des tractations et nous nous en sortons bien finalement. Il faut reconnaître aussi que nous avons des producteurs qui croient au projet et qui jouent le jeu… »
Les nouvelles étapes de confection de ce film sont donc le montage image, le montage son puis le mixage qui permet de préparer le son pour la diffusion en salle ainsi que les finitions images telles que l’étalonnage des couleurs, ou encore la mise en place des sous-titrages dont les traductions du kreol sont en cours (français, anglais et portugais). Ces différentes opérations devraient prendre environ trois mois. S’il est possible d’espérer une avant-première privée à Maurice à la fin de l’année, la diffusion dans les salles de cinéma — mauriciennes notamment — ainsi que dans les festivals demande pour l’heure à être redéfinie par le distributeur.