La PTA Bank veut accroître sa présence à Maurice et est disposée à financer des projets et opérations commerciales viables que le secteur privé local veut bien lui présenter. C’est ce qu’a affirmé, hier, le président de cette institution financière régionale, le Dr Michaël Gondwe, dans un discours lu par un des directeurs de la banque, James Kabuga, lors de l’ouverture d’une session de travail à l’hôtel Intercontinental. Une cinquantaine de représentants du secteur privé et d’organisations publiques et privées ont participé à cette session animée par des officiers de la banque.
Ayant pour actionnaires dix-huit pays membres du COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa) ainsi que la Banque africaine de Développement (BAD) et la République Populaire de Chine, la PTA Bank est opérationnelle depuis 26 ans et a à ce jour financé des projets de développement et des échanges commerciaux régionaux pour un montant de plus de six milliards de dollars. Opérant des bureaux au Kenya, au Burundi et au Zimbabwe, la banque est intervenue dans de nombreux secteurs économiques dont l’industrie manufacturière, l’agro-industrie, le tourisme, les services, l’énergie, l’immobilier, les infrastructures et les télécommunications. Ce sont surtout les entreprises de taille moyenne ou grande qui ont bénéficié du concours financier de la banque pour la réalisation de leurs projets alors que, dans le cas des petites entreprises, la PTA Bank propose son assistance sous forme de ligne de crédits à des banques commerciales ou de développement qui ont, elles, plus d’expérience de la situation dans ce secteur spécifique.
Selon le Dr Gondwe, la PTA Bank a déjà offert son soutien financier aux promoteurs de l’hôpital Apollo Bramwell ainsi qu’à Cliff of Maconde Property Holdings. « We have also realised that several Mauritian corporations are looking for investment opportunities outside Mauritius and especially on the continent », a-t-il déclaré avant d’annoncer que la banque apporte son aide au groupe Omnicane pour un projet d’investissement dans les domaines de l’agro-industrie et de l’énergie au Kenya. « We feel that the potential is much higher and that we are barely scratching the surface in terms of capacity of investors in this country », a fait ressortir le président de la PTA Bank. D’où, a-t-il ajouté, la disponibilité de la banque à évaluer les besoins d’investissement des entreprises locales.
Le Dr Gondwe a annoncé que la banque des pays membres du COMESA vient de procéder à une augmentation de son capital autorisé à US $ 2 milliards et qu’elle ne manque pas de ressources financières vu le succès remporté par diverses émissions d’obligations sur les marchés étrangers. La banque, a-t-il soutenu, est bien perçue par les investisseurs étrangers et les agences de notation. Les financements accordés par la PTA Bank peuvent varier entre US $ 500 000 et US $ 20 millions dépendant de la nature d’un projet. Des facilités de remboursement sont aussi offertes.
« Although the Bank has a footprint here in Mauritius, the full potential has not been exploited. Infrastructure, tourism, education, financial services and agriculture are just but a few areas we could provide project and trade financing », a-t-il précisé.
La session de sensibilisation des entrepreneurs locaux a été organisée avec la collaboration du Board of Investment (BoI). Le directeur de l’agence de promotion des investissements, Ken Poonoosamy, a soutenu que l’implication du BoI cadre avec la politique de l’agence à soutenir efficacement les entrepreneurs qui ont des projets d’expansion ou de réinvestissement, que ce soit localement ou dans la région. Il a rappelé qu’il y a des entreprises mauriciennes qui ont élargi ou qui vont élargir l’espace économique du pays en investissant dans des pays tels le Kenya, la Tanzanie, le Mozambique, le Congo Brazzaville et les îles de l’océan Indien. « These companies will require financing. And one options could well be through the PTA Bank », a-t-il fait comprendre.
Estimant qu’il y a beaucoup d’opportunités à saisir en Afrique, Ken Poonoosamy indique que le BoI poursuit une stratégie d’expansion de ses réseaux d’accords de non-double imposition et de protection/promotion des investissements avec un plus grand nombre de pays africains. « We are fully committed to this process for this will provide our economic operators with the security to invest and also global investors to invest in Africa », a-t-il ajouté.