« Maurice a le potentiel pour devenir la porte d’entrée sur l’Afrique pour les investisseurs et les sociétés globales et la Standard Chartered Bank est disposée à soutenir le pays pour la réalisation de son ambition de devenir un centre de trésorerie de premier ordre pour la région facilitant et gérant de gros volumes de commerce et d’investissement en direction de l’Afrique ». C’est ce qu’a déclaré, hier soir, au Hennessy Park Hotel, la CEO de la Standard Chartered Bank (SCB) pour l’Afrique, Diana Layfield, à l’occasion du lancement officiel d’une plateforme de gestion des opérations de trésorerie des sociétés traitant avec plus d’un pays africain.
Le lancement de cette plate-forme, qui s’est déroulé en présence du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, de diplomates, de représentants d’organismes publics et d’institutions privées aussi bien que d’opérateurs de divers secteurs économiques, témoigne, selon les dirigeants de la SCB, du désir du groupe bancaire d’accompagner Maurice dans sa vocation de se transformer en un Regional Treasury Centre (RTC) de premier plan dans la région. La plateforme de gestion des liquidités repose sur l’utilisation d’une technologie moderne par les multinationales et autres sociétés qui sont en train d’étendre leurs activités dans divers pays africains… Elle leur permet de centraliser leurs activités de trésorerie dans les pays où elles opèrent en vue de réaliser une plus grande efficience opérationnelle et de renforcer leur compétitivité. Les sociétés qui établissent leurs centres de gestion de trésorerie à Maurice vont, selon la SCB, avoir une meilleure visibilité des informations et flux financiers tout en améliorant l’efficience au niveau de la gestion des fonds de roulement dans les entreprises basées en Afrique ou traitant avec des sociétés africaines.
« Nous sommes optimistes pour l’Afrique et pour Maurice », a déclaré Diana Layfield, qui a rappelé que l’Afrique demeure au centre de la stratégie internationale de la SCB et que le groupe bancaire soutient la vision de Maurice de devenir la plateforme d’entrée pour les sociétés globales qui peuvent y structurer leurs investissements en direction des pays du continent. La SCB, a-t-elle indiqué, est présente physiquement dans 16 marchés africains, occupant dans certains pays la position de N° 1. La SCB traite également avec ses clients basés dans une vingtaine de pays africains additionnels et considère qu’elle est bien placée pour faciliter les échanges commerciaux et les investissements intra-africains ainsi qu’entre l’Afrique et le reste du monde.