Le Premier ministre a réitéré l’engagement du gouvernement, comme mentionné dans le programme électoral 2015-2019, à introduire une législation au sujet du financement des partis politiques. « Mon gouvernement tiendra son engagement », a assuré sir Anerood Jugnauth ce matin à l’Assemblée nationale, alors qu’il répondait à une question du député Kavi Ramano. Lors de la tranche des questions réservées au Premier ministre, il a par ailleurs été question du Freedom of Information Bill. SAJ a estimé qu’il importe davantage d’« améliorer l’accès aux informations que de simplement en promouvoir l’accès ». La question du whip de l’opposition Rajesh Bhagwan au regard des Police riders dont bénéficient certains membres du gouvernement a attisé la flamme entre le député mauve et le ministre Roshi Bhadain.
Répondant à la question du député du Mouvement patriotique Kavi Ramano au sujet du financement des partis politiques, SAJ a rappelé que dans son programme électoral 2015-2019, mention est faite de cette intention, avec de plus larges pouvoirs conférés à l’Electoral Supervisory Commission afin de contrôler et sanctionner les cas de corruption, de fraude et de conflits d’intérêts durant la période électorale, mais aussi de contrôler le financement politique et les abus de pouvoir.
Le PM a assuré la Chambre que son gouvernement compte tenir son engagement et tiendra compte de cette question dans le cadre des réformes électorales. Le député Alan Ganoo a alors voulu savoir si un délai allait être fixé pour cela et si les partis politiques aussi bien membres du Parlement qu’en dehors de même que la société civile pourraient en débattre pour savoir quel type de loi précisément est approprié. Le chef du gouvernement a indiqué que si le besoin se faisait sentir, « nous y aurons recours ».
S’agissant de l’introduction d’un Freedom of Information Bill, Kavi Ramano a voulu savoir où en sont les choses et a demandé au PM s’il rendrait le projet de loi accessible au public. SAJ a rappelé que dans le programme gouvernemental 2015-2019, mention est faite que cette loi serait introduite pour promouvoir la transparence dans l’administration publique et plus particulièrement dans l’allocation des contrats. Là aussi, il a assuré que le gouvernement tiendra son engagement. Le PM a rappelé que dans son programme 2005-2010, le précédent gouvernement s’était engagé à introduire une Freedom of Information Act. Depuis, « le sujet a fait l’objet de plusieurs questions parlementaires ». SAJ devait ajouter qu’en 2011, l’ancien premier ministre Navin Ramgoolam, en réponse à une question parlementaire, devait déclarer qu’au vu de problèmes connus par certains pays ayant adopté une telle loi, le gouvernement étudiait les implications. « De fait, aucune législation y relative n’a été apportée par l’ancien gouvernement ». Pour sir Anerood Jugnauth, « il y a lieu d’assurer que la Freedom of Information Act adopte des modes innovateurs afin d’améliorer l’accès à l’information plutôt que de simplement en promouvoir l’accès ». « Une fois le ground work achevé, mon bureau attribuera les instructions rédactionnelles au bureau de l’Attorney General afin de procéder à la préparation du projet de loi ». Il a assuré la Chambre que tous les partenaires concernés seraient consultés avant l’introduction du projet de loi à l’Assemblée nationale.
Le leader du Parti travailliste au Parlement, Shakeel Mohamed, a voulu savoir s’il y aurait un comité spécifique dans ce contexte. Le PM devait répondre par la négative.
Auparavant, la question du whip de l’opposition Rajesh Bhagwan au sujet des Police riders dont bénéficient certains membres du gouvernement, dont le ministre de la Bonne gouvernance Roshi Bhadain, devait attiser la flamme entre les deux députés. Rajesh Bhagwan a attiré l’attention du PM quant au manque de « bonnes manières » de la part de ces policiers y compris ceux escortant le ministre.