La « kanpagn de netoyaz » à la tête des institutions publiques et para-publiques dans le sillage des élections générales du 10 décembre dernier se poursuit. Après une première vague emportant les nominés politiques les plus notoires du gouvernement de Navin Ramgoolam, d’autres limogeages interviennent. L’un des derniers en date est celui de Dev Bikoo, directeur de la Financial Intelligence Unit (FIU), organisme engagé dans la lutte contre le blanchiment de fonds et contre le financement du terrorisme.
Les indications sont que Dev Bikoo, qui a été jusqu’ici l’unique patron de la FIU, a accusé réception de sa lettre de limogeage vendredi dernier. L’opération « lev paké ! Allé » se serait déroulée durant le week-end car lundi matin, les membres du personnel de la FIU n’avaient plus aucune trace de leur supérieur hiérarchique sauf que le poste était devenu vacant.
À ce stade, aucun détail n’a transpiré quant aux raisons justifiant le limogeage de Dev Bikoo de la FIU. Certaines sources avancent que le « Handling of the Ponzi Scheme » de plus de Rs 1 milliard au cours de ces derniers 48 mois pourrait expliquer cette décision. D’autres avancent que le nouveau gouvernement serait en présence d’indications intrigantes au sujet d’un important transfert de fonds à l’étranger vers le 10 décembre de l’année dernière en direction de l’Europe et impliquant des personnalités de l’ancien régime.
Aucune des sources officielles n’a voulu confirmer le moindre détail au sujet des circonstances du départ de Dev Bikoo. Toutefois, ces mêmes milieux ajoutent que le siège occupé par Clairette Ah Hen à la tête de la Financial Services Commission serait également éjectable dans le nouveau contexte politique.
De son côté, le Central Electricity Board devrait se retrouver au centre des turbulences avec une nouvelle réunion du conseil d’administration annoncée pour la fin de la semaine avec des changements à la tête de cet organisme annoncés par la même occasion. La position de Shyam Tannoo en tant que General Manager du CEB est présentée comme intenable.
Affaire à suivre…