Le flux des investissements directs étrangers (FDI) dans le secteur financier et des assurances au cours de ces dernières années a été passé en revue à la lumière d’une interpellation au nom du député du MMM Kee Cheong Li Kwong Wing, hier. Il s’est élevé contre le fait qu’aucun effet ne s’est fait sentir malgré un accroissement, le spread des taux d’intérêt et du taux de change de la roupie demeurant encore le plus élevé à Maurice.
Le vice-Premier ministre et ministre des Finances a révélé que le FDI dans la filière des finances et des assurances, qui était de Rs 481 M en 2005, a atteint Rs 4,6 milliards en 2008. « Thereafter, following the global financial crisis, foreign direct investment inflows into the “Financial and Insurance Activities” sector slowed to Rs 1,371 million in 2009. In 2010, FDI surged to a peak of Rs 4,645 million. During the first three months of 2011, FDI of an amount of Rs 182 million was recorded. The data for the first quarter of 2011 are still provisional », a poursuivi Pravind Jugnauth.
À l’exception de 2006, quand des investissements étrangers ont été injectés pour l’ouverture de nouvelles banques, le FDI a servi principalement pour l’expansion des banques commerciales. L’on compte 20 banques commerciales en opération et également un nouveau cash dealer depuis juillet de l’année dernière.
« I have been informed that, on an aggregate basis, the percentage of foreign ownership in the capital of deposit-taking institutions went up from 58 per cent in 2005 to 72 per cent as at end April 2011 », a précisé Pravind Jugnauth, qui a également évoqué les mesures annoncées dans le budget 2011 en vue de revoir le « scope for corporations holding Category 1 Global Business Licence » pour étendre leurs activités sur le plan domestique.
« This fundamental shift in policy attempts at further invigorating our global business sector and the domestic economy. More importantly, it provides even more reasons why Mauritius is a jurisdiction of choice and substance. In addition, we have introduced the rule of perpetuity for trusts in view of enhancing the position of Mauritius as a Trust and wealth management destination », s’est appesanti le ministre des Finances, qui a également évoqué la signature d’un Memorandum of Understanding entre la Banque de Maurice et la Competition Commission en vue d’accroître la competition dans le secteur bancaire.
Li Kwong Wing : Le VPM et ministre des Finances peut-il confirmer si des placements à la Bourse et dans des instruments comme le GBOT sont assimilés en tant que FDU ?
Jugnauth : Well I think it should be soon.
Li Kwong Wing : En dépit de ces injections massives dans le secteur bancaire ces dernières années, il n’y a pas de changements notables au niveau de la compétition dans ce secteur. Prenons le spread entre les taux d’intérêts ou encore avec les taux de change. Le spread est l’un des plus élevés.
Jugnauth : Ces investissements démontrent la confiance placée par les opérateurs dans la juridiction. La question de spread des taux d’intérêts revient de manière régulière. Plusieurs ministres des Finances dans le passé se sont penchés sur cette affaire mais sans succès mais en fin de compte c’est le marché qui décide. Nous avions pris des mesures.
Uteem : Le VPM et ministre des Finances a fait état des amendements pour les Trusts. Mais est-il au courant du fait que les lois n’ont pas été amendées jusqu’ici ?
Jugnauth : We are working on a number of legislations. There is a Limited Partnerhsip Legislation which is under preparation…
Li Kwong Wing : Nous avons constaté des investissements massifs dans le secteur financier sans aucun effet sur le plan de la compétition. Comment réconcilier ce fait avec la politique déclarée du gouvernement en matière de démocratisation de l’économie ?
Jugnauth : This is a matter of opinion to which I do not agree.