Farad Moideen, le président de la Fire Fighters Union (FFU), affiliée à la Federation of Civil Service and other Unions (FCSO), a lancé un appel aux autorités pour la mise sur pied d’un comité consultatif au plus vite, et ce afin de revoir les conditions de travail. Il demande que des heures supplémentaires accumulées dans le “bank of firefighting”, une recommandation du rapport du Pay Research Bureau de 2013, leur soient accordées. C’était lors d’une conférence de presse vendredi.
Le président de la FFU estime que le nombre de véhicules utilisés par les sapeurs-pompiers pour circonscrire les incendies est « insuffisant ». « Sur les 36 véhicules dont nous disposons, 17 ne sont pas en bon état. Il est inadmissible de devoir travailler avec peu de moyens et dans un service où nous devons être en alerte en permanence », dit-il. Le président du syndicat dit toutefois reconnaître l’effort consenti par le ministère des Collectivités locales pour l’acquisition d’une vingtaine de nouveaux véhicules. « Nous subissons aujourd’hui le manque de vision du management qui aurait dû faire provision depuis longtemps. Même chose pour ce qui est des uniformes. Nou pa finn gagn iniform depi 2015 e bann nouvo rekri pe bizin met polo shirt pou travay », dit-il, avant d’ajouter : « C’est un métier qui exige de la discipline. Il est du devoir des employeurs de leur donner les moyens pour exercer leur métier correctement, d’où la suggestion à l’administration d’une allocation pour l’achat des uniformes. »
Farad Moideen déplore également l’état « insalubre » dans lequel les sapeurs-pompiers travaillent quotidiennement dans certaines casernes de pompiers « infestées de rats et de punaises ». « Nos collègues sont exposés à toute sorte de maladies », a-t-il observé. La FFU demande en ce sens aux autorités de régler ces problèmes au plus vite.
Également présent à la conférence de presse, Narendranath Gopee, le président de la FCSOU et de la National Trade Union Confederation (NTUC), dit avoir refusé une invitation du bureau du ministère des Collectivités locales pour une rencontre, quelques minutes plus tôt. « J’ai refusé de m’y rendre. On veut une discussion sérieuse et concrète qui aboutira à des résultats concrets », dit-il. « Nou bann koleg dan Rodrigues fini gagn zot larzan pou zot bann ler siplemanter. Nou pa konpran pou ki rezon nou pa pe gagne isi dan Moris », affirme par ailleurs le syndicaliste.