Le groupe Firehawks fêtera cette année ses 24 ans. Un parcours exceptionnel pour un cover band qui a fait ses premiers pas comme orchestre du collège St-Esprit. Ce 24e anniversaire a aussi marqué leur toute première tournée à l’étranger, avec deux dates en Australie en début d’année.
C’était au temps où Eye of the tiger de la BO de Rocky 3 se transformait en hymne. Sur la scène pop, Sting et Police dictaient le ton des boums, fancy-fairs et autres fêtes musicales, U2 finissait de marquer ses repères, Toto avait déjà fait comprendre sa couleur. La révolution des sixties passée, les années 80 offraient au monde une vaste jungle d’expériences musicales où les barrières étaient sans cesse franchies et où plusieurs légendes commençaient à graver leurs noms.
À Maurice, quelques jeunes musiciens et chanteurs avaient aussi sauté sur cette vague pop/rock. Parmi : les Firehawks. Constitué de quelques collégiens, le groupe allait très rapidement s’imposer comme l’un des meilleurs cover bands du pays. La capacité de ses membres à s’approprier et à reproduire les grands hits internationaux de l’époque fit sa renommée. Une réputation construite en live, Firehawks étant d’abord un groupe musical constitué pour la scène.
From Past to Present.
Bientôt un quart de siècle. Firehawks se manifesta dans un ouragan sonore qui allait marquer les esprits et toute cette période à Maurice. S’il est aujourd’hui moins présent sur scène, sa réputation, demeurée intacte, parle toujours pour lui. Le vibrant succès qu’a récemment connu le groupe lors de sa tournée australienne en est la preuve. Il a suffi que passe le souffle du renouveau pour raviver les braises et faire monter les flammes de Firehawks. De retour du pays des kangourous, l’orchestre peut se permettre de recommencer à rêver grâce à un nouveau répertoire.
En 24 ans, malgré quelques périodes de silence, les “faucons” ont continué à progresser dans leur envol, en s’adaptant à un contexte musical en constante évolution. Avec comme leitmotiv, From Past To Present. Firehawks vogue entre les morceaux, d’Elvis Presley à Engelbert Humperdinck, en passant par Claude François, Gilbert Montagné, Kool and the Gang, Christophe Maé, Toto ou David Guetta. “Notre but est de faire danser des personnes de tout âge”, affirme Pascal Cimiotti. C’était d’ailleurs le thème de leurs concerts en Australie, de même que celui tenu au Domaine Sam en 2008, marquant les 20 années d’existence de Firehawks.
Collège St-Esprit.
Actuellement, le groupe se compose de neuf éléments : Stéphan Gébert, Magali Dasse, Doriana Amerally et Bruno Balthazar (chanteurs principaux), Pascal Cimiotti (leader du groupe) à la batterie, Patrice Brasse à la guitare, Teddy Lefade et Nicolas Bardin au clavier et Nicolas Veerasamy à la guitare basse. Le groupe se produit souvent lors de mariages, dans des soirées privées et aussi dans les pubs. Au début de cette année, ils ont fait quelques dates en Australie où ils ont joué deux fois devant des centaines de personnes. Une première dans leur carrière.
Firehawks a vu le jour au sein du collège St-Esprit en 1988, à l’initiative de Michel Thomas. À l’époque, le groupe n’avait pas encore de nom et était connu simplement comme l’orchestre du collège St-Esprit. Recherchant un claviériste, Michel Thomas fait appel à Pascal Cimiotti, 13 ans à l’époque et fils de Gérard Cimiotti, grand musicien mauricien. “À l’époque, nous étions l’orchestre du collège, et quelques filles du collège Lorette de Quatre-Bornes faisaient partie du groupe. Chaque année, se tenait un concert qui s’appelait Le St-Esprit à gogo. Je n’ai cependant pas été pris en tant que claviériste. Comme il y en avait un autre, je me suis mis à la batterie et j’y suis resté”, raconte, en souriant, Pascal Cimiotti.
Évolution.
À sa création, la formation collégienne comporte une dizaine de membres. Outre le concert annuel, le groupe se produit gratuitement dans des fancy-fairs. “Nous devons remercier mon père, qui nous fournissait des instruments pour que nous puissions jouer”, dit Pascal Cimiotti.
Firehawks a évolué au fil du temps. Des musiciens sont partis, d’autres les ont remplacés, certains sont revenus. En 1992, lorsque Michel Thomas termine ses études au collège, la formation se met à la recherche d’un autre bassiste. C’est ainsi que Teddy Lefade, fils de Tony Lefade, est recruté. À cette époque, le premier faisait partie d’un groupe comprenant également Hensley Dérougère et Stephano Dieudonné. Le nom du groupe date de cette époque. “C’est Teddy Lefade qui a choisi ce nom. C’était le nom d’une grande équipe de football américain”, confie Pascal Cimiotti.
Renaissance.
En 1994, le groupe connaît un temps d’arrêt suite au départ de Pascal Cimiotti pour ses études en Australie. Les membres les plus actifs restent néanmoins en contact. Tant et si bien qu’au retour de Pascal en 1997, le groupe est reformé avec une nouvelle arrivante, Corinne Georgin. Un nouveau souffle les anime désormais et Firehawks connaît une vraie renaissance.
La décision est prise de ne plus jouer seulement dans des fancy-fairs. Firehawks se lance désormais dans l’animation musicale pour des soirées. Très vite, la formation se fait une certaine réputation dans le giron. C’est ainsi qu’elle a été choisie pour quatre éditions des Enfants d’un Rêve.
Va-et-vient.
En 2006, Firehawks accueille en son sein Stéphan Gébert. 2008 voit le départ de Hensley Dérougère, remplacé par Jocelyn Armandine. Sabrina Simiette rejoint la barque un peu plus tard en lieu et place de Corinne Goergin. Par la suite, le groupe accueille Patricia Retournée.
Deux ans plus tard, Sabrina et Patricia s’en vont à l’étranger, laissant Firehawks sans voix féminine. Ce vide est alors comblé par la venue de Nadia Lindor. En 2010, Stéphan Gébert quitte le groupe, séduit par les sirènes de l’hôtellerie. En 2012, Nadia Lindor tire sa révérence et se fait remplacer par Doriana Amerally. Cette année-là marque également le retour de Stéphan Gébert.
Avec un tel chemin accompli et une flamme qui brûle toujours aussi ardemment, Firehawks est parti pour faire le bonheur de ses fans pour encore de nombreuses années. Nous les retrouverons d’ailleurs en live le 30 juin prochain à Bagatelle.